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vendredi 19 août 2016

Chine révolue et nostalgique

(mes notes en différé d'un voyage effectué en mai 2016)

Comme je le notais lors d'une précédente chronique «Beijing (Pékin)-une surprise!», j'ai connu la Chine il y a plus de vingt ans et le but principal de notre voyage en mai 2016 était de constater de facto les changements intervenus dans la société chinoise. Un récent hasard m'a fait redécouvrir un documentaire produit par l'Office national du film du Canada (ONF) en 1973. L’équipe de tournage, composée de Marcel Carrière à la réalisation, d’Alain Dostie à la caméra et de Serge Beauchemin au son, avait obtenu la permission exceptionnelle de filmer dans quatre grandes villes; Beijing, Shenyang, Shanghaï et Kwangchow, afin de capter des images des Chinois dans leur vie quotidienne. Témoin privilégié d’une époque révolue, document précieux d’une Chine qui n’existe plus aujourd’hui, ces images sont une observation visuelle et sonore de ce qu’était la Chine en 1973.

D’ailleurs ces images ressemblent beaucoup à celles que j'ai vu dans les années 1990 au moment de l'ouverture de la Chine à l'Occident. Elles sont maintenant anciennes et témoignent d'une certaine nostalgie.

jeudi 4 août 2016

Y a-t-il un problème de réglementation au Canada selon vous?

Lors d’un récent voyage en Chine à bord des avions d’Air Canada, notre vol au départ de Shanghai à destination de Montréal avec une correspondance prévue à Vancouver a été retardé de deux heures au départ de Shanghai en raison des conditions atmosphériques. En conséquence, nous avons manqué notre vol de correspondance pour Montréal en début d’après-midi. Un second vol pour Montréal était prévu en fin de soirée, mais malheureusement il était complet. C’est ainsi qu’Air Canada nous proposa un vol sur Toronto en fin de soirée avec une correspondance pour Montréal en matinée du lendemain. 

Nous venions de terminer un vol de plus de 13 heures et la compagnie d’aviation nous proposait de passer une deuxième nuit blanche en transit à l’intérieur du pays, ce que nous avons refusé. Nous avons donc réservé le vol direct sur Montréal le lendemain matin et avons assumé les frais d’hébergement, de transport et de restauration à Vancouver face au refus d’Air Canada d’assumer quelque frais que ce soit conformément à la politique de la compagnie et prétextant que le retard n'était pas attribué à un élément sous contrôle de la société.

Voici la politique d’Air Canada concernant les retards des vols

Certains retards sont imputables au transporteur tandis que d'autres, comme ceux causés par le mauvais temps ou les perturbations attribuables à la circulation aérienne ou à l'aéroport, sont indépendants de notre volonté. Quelle que soit la raison du retard, Air Canada vous aidera.
Que fera Air Canada en cas de retard prolongé?
Dans le cas du retard prolongé d'un vol d'Air Canada, d’Air Canada rouge ou d’Air Canada Express*, dont la durée est estimée à :

deux heures ou plus:

  1. Vous pouvez modifier votre réservation** sans frais en choisissant une nouvelle date de départ qui aura lieu dans les sept jours suivant la date initiale de votre voyage. Si vous changez votre vol de départ, vous pouvez, au même moment, choisir également un nouveau vol de retour pour que la durée de votre séjour soit la même, au besoin. 
  2. Vous pouvez conserver la portion non utilisée de votre billet et l'utiliser pour un voyage futur avec Air Canada.
  3. Vous pouvez demander le remboursement de la partie non utilisée de votre billet.
Si le retard est causé par une situation sous le contrôle d'Air Canada, un agent - Aéroports d'Air Canada vous offrira un bon pouvant être utilisé à l'un des restaurants de l'aéroport ou dans le cadre de notre service Café Air Canada.
huit heures ou plus:
Dans le cas d'une situation sous le contrôle d'Air Canada, si le départ de votre vol a été remis au lendemain, il est possible que vous ayez droit aux bons de repas, au transport permettant de quitter l'aéroport et d'y revenir, ainsi qu'à l'hébergement à l'hôtel (sous réserve des disponibilités). Adressez-vous à un agent - Aéroports d'Air Canada pour obtenir de l'aide.

Dans le cas de circonstances indépendantes de la volonté d'Air Canada, si le départ de votre vol a été remis au lendemain, les représentants d'Air Canada vous fourniront les coordonnées d'un hôtel où vous pouvez profiter de tarifs préférentiels.

Règlement de l’Union européenne (UE) concernant les retards des vols

Si votre vol est retardé d'au moins 5 heures, vous pouvez également demander un remboursement (mais si vous l'acceptez, la compagnie n'est plus tenue de vous fournir une assistance ou d'organiser votre réacheminement).

La compagnie aérienne doit vous informer de vos droits et vous expliquer pour quelle raison vous n'avez pas pu embarquer, ou pourquoi votre vol a été annulé ou retardé (pour tout retard de plus de 2 heures, ou de 4 heures pour les vols de plus de 3 500 km).

Repas et hébergement

Dans certains cas, la compagnie est tenue d'offrir aux passagers des rafraîchissements, un repas, la possibilité de communiquer (appel téléphonique gratuit, par exemple), et, si nécessaire, un hébergement (en fonction de l'ampleur du retard et de la distance du vol).

Indemnisation

En outre, si on vous refuse l'accès à bord, si votre vol est annulé ou s'il arrive avec plus de trois heures de retard à la destination finale indiquée sur votre billet, vous avez droit à une indemnisation, de 250 à 600 EUR, selon la distance du vol.

Dans l'UE
  • Jusqu'à 1 500 km: 250 EUR
  • Plus de 1 500 km: 400 EUR

Entre un aéroport dans l'UE et un aéroport situé hors de l'UE
  • Jusqu'à 1 500 km: 250 EUR
  • De 1 500 à 3 500 km: 400 EUR
  • Plus de 3 500 km: 600 EUR

EN CONCLUSION

Notre arrêt forcé à Vancouver nous aura coûté 250 $CA en raison de la politique d’Air Canada. Si nous avions été visés par le règlement de l’UE, nous aurions eu droit à une indemnisation de 600 EUR en plus du remboursement de nos frais à Vancouver. Y a-t-il un problème de réglementation au Canada selon vous?

lundi 13 juin 2016

Beijing - La Cité Interdite

Beijing, mardi 10 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)

La Cité Interdite fut la résidence de la famille impériale pendant les deux dernières dynasties Ming et Qing. Son nom vient du fait que l'entrée était strictement interdite à tout étranger au palais. Interdite ou pas, nous nous y sommes rendu sans problème à quelques pas de la Place Tiananmen. La Cité est en fait une ville dans la ville. Elle mesure près d'un kilomètre de long et 750 mètres de large. Elle est entourée par un mur de sept à dix mètres de haut qui est lui-même cerné par des fossés remplis d'eau, larges de 50 mètres. La cité est composée de près de 9 000 pièces différentes. C’est maintenant un lieu touristique rempli d'œuvres d'art. Cependant, une grande partie des trésors qu'elle contenait ont été évacués en 1947 par les nationalistes chinois avant l'arrivée des communistes au pouvoir. Ils ont été transférés à Taïwan.


L’entrée principale, la Porte du Midi (A), se trouve au centre de la muraille sud de la Cité. Seuls les empereurs pouvaient l'emprunter. Dans l'axe de cette porte, en direction du nord, se succèdent des bâtiments prestigieux. Après avoir traversé un ruisseau grâce à un petit pont, nous arrivons à la Porte de l'Harmonie Suprême (F) qui est l'entrée principale des palais successifs. Puis une énorme cour débouche sur le Palais de l'Harmonie Suprême (G) suivi du Palais de la Pureté Céleste (L), et du Palais de l'Harmonie Préservée.

Ensuite nous traversons le jardin impérial (M) avec, en son centre, le Temple de la Tranquillité Impériale pour finalement sortir de la Cité par la porte de la Prouesse divine (B).  

On nous avait réservé deux heures de visite, il nous aurait fallu au moins deux jours entiers.








J'avais gardé en tête les images grandioses du film «Le dernier Empereur» réalisé par Bernardo Bertolucci et sorti en 1987 dont l'intrigue se déroule en partie à l'intérieur de la Cité interdite. Après avoir été la résidence de vingt-quatre empereurs – quatorze de la dynastie Ming et dix de la dynastie Qing – la Cité Interdite cessa d’être le centre politique de la Chine après l’abdication de Puyi, le dernier empereur de Chine, le 12 février 1912. Le site que nous avons rapidement visité correspond en tous points au souvenirs que j'avais. Nous pouvons y ressentir encore aujourd'hui la toute puissance et la finesse de l'Empire du Milieu.






samedi 11 juin 2016

L'opéra de Pékin

Beijing, mardi 10 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)

C'est en début de soirée que nous avons assisté à une représentation donnée dans un amphithéâtre aménagé pour y servir des repas en cours de spectacle combinant musique, danse acrobatique, théâtre, costumes flamboyants et faisant le récit d'histoires tirées du passé historique et du folklore chinois.

Bien que surprenants et assez lents à démarrer, nous avons assisté à une multitude de scènes colorées où les personnages deviennent de plus en plus flamboyants et les performances de danse s'apparentent à de l'acrobatie.

Malgré la fatigue du voyage et les effets marqués du décalage horaire (12 heures) en ce deuxième jour en terre de Chine, nous avons été agréablement étonné par cet art traditionnel.



On peut lire que ces dernières années, l'opéra de Pékin a tenté de nombreuses réformes en réponse à la réduction du nombre de spectateurs. Ces réformes, parmi lesquelles une qualité accrue des interprétations, l'introduction de nouveaux éléments de spectacle et l'apparition de nouvelles pièces originales, ont été accueillies avec un succès mitigé. Espérons que cet art ancien ne disparaîtra pas au cours des prochaines années et saura renaître à la manière du théâtre japonais «kabuki» classé par l'UNESCO parmi les chefs-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.

jeudi 2 juin 2016

Beijing - Les tombeaux de la dynastie des Ming

Beijing, le 9 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)

La dynastie des Ming a régné sur la Chine entre 1368 et 1644. Sur les seize empereurs de la dynastie, treize sont enterrés dans cette nécropole. Située à 50 km au nord-ouest de Beijing et réparti sur un territoire de 40 km2.

Afin de me préparer adéquatement à la visite de ce lieu exceptionnel situé dans une immense cuvette formée sur trois côtés par les contreforts des monts Yanshan et au sud par les monts Tian Shou, j'ai revu les principales étapes de l'histoire  de Chine permettant de situer la dynastie Ming dans le calendrier du développement de la civilisation chinoise.

Depuis plus de 4000 ans, les dynasties se sont succédé et ont développé un système bureaucratique élaboré, donnant aux paysans chinois un avantage important par rapport aux nomades des régions voisines. La civilisation chinoise a pu exister grâce à l’élaboration d'une idéologie nationale commune basée, suivant les époques, sur des rites ancestraux et chamaniques, par le taoïsme puis le confucianisme et le bouddhisme, et surtout par une langue écrite commune. Lorsque la Chine fut conquise par les Mongols au XIIIe siècle, les envahisseurs adoptèrent finalement les coutumes de la civilisation chinoise et réutilisèrent le système administratif Han pour gouverner l'empire. La culture chinoise a ainsi pu, au fil des siècles, se développer de façon durable. Le tableau ci-dessous tiré de Wikipédia permet de situer la dynastie des Ming dans l'histoire de Chine.

Dynastie
Période
Notes
Les Trois Augustes et les Cinq Empereurs
avant 2205 av. J.-C.

Dynastie Xia
2205 à 1767 av. J.-C.

Dynastie Shang
1766 à 1046 av. J.-C.
Début de l'écriture chinoise
Dynastie des Zhou de l'Ouest
1046 à 771 av. J.-C.

Dynastie des Zhou de l'Est
770 à 256 av. J.-C.

Période des Printemps et des Automnes
722 à 476 av. J.-C.

Royaumes combattants
475 à 221 av. J.-C.
Vie de Confucius
Dynastie Qin
221 à 206 av. J.-C.

Dynastie des Han occidentaux
206 av. J.-C. à 9

Dynastie Xin
9 à 23

Dynastie des Han orientaux
25 à 220
Adoption du confucianisme comme idéologie dominante
Trois Royaumes
220 à 265

Dynastie des Jin occidentaux
265 à 317

Dynastie des Jin orientaux
317 à 420

Dynasties du Nord et du Sud
420 à 589

Dynastie Sui
581 à 618

Dynastie Tang
618 à 907

Période des cinq dynasties et des dix royaumes
907 à 960

Dynastie des Song du Nord
960 — 1127

Dynastie des Song du Sud
1127 — 1279

Dynastie Liao
916 — 1125

Dynastie Jin
1115 — 1234

Dynastie Yuan
1271 — 1368
«Pax mongolica » (période de paix relative en Asie suite aux conquêtes de l'Empire mongol), Marco Polo en chine
Dynastie Ming
1368 — 1644
Renaissance culturelle et économique : imprimerie, fer, soie, porcelaine,
Dynastie Qing
1644 — 1912
Le dernier empereur
République de Chine
1912 — 1949

République populaire de Chine
1949 — 2016
Mao

Palais des «Faveurs éminentes»
Les immenses bâtiments de la nécropole sont complets et bien préservés. Ils abritent les dépouilles de 13 empereurs, 23 impératrices, 1 concubine supérieure et des concubines accompagnées. Les treize tombeaux sont disséminés sur tout le site et se présentent tous sur le même plan. Seule la taille les distingue. Une enceinte entoure trois cours séparées par quatre bâtiments:

  • Une porte du palais qui marque l'entrée du tombeau.
  • Une porte des «Faveurs éminentes» à trois ou cinq ouvertures.
  • Un palais des «Faveurs éminentes» à sept ou neuf travées. C'est dans cette salle que l'empereur et l'impératrice se recueillaient devant l’autel du défunt.
  • Enfin un mur circulaire soutenant une imposante butte de terre qui renferme les dépouilles de l'empereur et de l'impératrice.
Actuellement, seuls les tombeaux Changling, Zhaoling et Dingling se visitent.

Cette visite éclaire nous a permis de comprendre l'importance du lieu pour la civilisation chinoise, mais nous a laissé un ardent besoin d'y revenir afin de nous imprégner de tout son sens à notre rythme et non pas à celui de notre guide. Nous savions que ce type de voyage organisé serait pour nous une contrainte que nous avons acceptée à l'origine. Cependant, dans chacun des sites visités au cours de ce voyage, nous avons éprouvé le même sentiment de survol rapide ne correspondant absolument pas à notre habituel besoin de s'imprégner des lieux que nous visitons et des gens que nous rencontrons. Ce sera sûrement pour une prochaine fois.
Chantal sur la «Voie des Esprits».

Paix et sérénité se dégagent de ce lieu situé en pleine nature.

Couronne provenant d'une tombe.




lundi 30 mai 2016

Beijing - Les hutongs derniers vestiges de la vie traditionnelle en ville

Beijing, le 11 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)

Hutong est un mot mongol signifiant l'eau de puits. Essentiellement, le mot désigne les petites rues  apparues pour la plupart au cours de la dynastie des Yuans (1271 à 1368). Aujourd'hui, les hutongs sont un ensemble de ruelles formées d'habitations cubiques d'un étage qui donnent sur des espaces communs (comprenant des toilettes communautaires). En 1970, la majorité des Pékinois vivaient dans des hutongs. En 1990, environ la moitié de ces gens habitaient toujours dans ces quartiers traditionnels aux conditions difficiles mais très conviviales par leur proximité des services (écoles,  petits restaurants, opéras, etc.) locaux. Les quelques hutongs qui demeurent sont des musées vivants où les touristes observent un passé qui a duré près de mille ans et qui s'est éteint en 30 ans. Nous avons eu la chance de visiter une de ces demeures encore habitée par la même famille depuis des générations. Après avoir été saisis par le gouvernement communiste après la révolution de 1949, les propriétaires ont été forcés d'accueillir de nombreuses familles dans les différents bâtiments composant l'ensemble. Aujourd'hui, le droit de propriété et d'occupation semble avoir été rétrocédé à la famille. Selon les dires de la propriétaire, la valeur de cet ensemble modeste de constructions  serait actuellement de 2 millions de dollars US en raison de la valeur du terrain.

Cour intérieure de la maison que nous avons visité.

Lieu des anciennes toilettes communautaires (un trou)
 de l'ensemble d'habitation à l'époque de la révolution culturelle.
Voyages et voyageurs
Le grand-père de 81 ans. Il a connu la révolution de 1949,
la révolution culturelle des années 1970
et maintenant le passage au capitalisme contrôlé.
Embouteillage à une intersection du hutong.
Pas facile la vie de pousse-pousseur!
Un peu contre notre volonté, nous nous sommes prêté à une courte promenade touristique à bord d'un pousse-pousse à travers les ruelles du «hutong». Heureusement, malgré des airs d'attraction touristique, nous avons pu observer qu'une vraie vie communautaire continue à exister dans ces quartiers avec leurs commerçants, leurs temples et leurs restaurants.





dimanche 29 mai 2016

Beijing - Place Tian’anmen

Beijing, le 11 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)

Chantal face à La « porte de
La Paix céleste » 
 La place est surtout connue depuis ces vingt-cinq dernières années pour avoir été le centre des manifestations demandant des réformes politiques et démocratiques et dénonçant la corruption. Elles se termineront par l'instauration de la loi martiale par le gouvernement et la mort de plusieurs centaines de personnes.

Bien que la circulation automobile ne semble pas contrôlée aux abords de la place, pour y accéder à pied, il faut passer dans un sas de sécurité semblable à ceux des aéroports. La présence de  nombreux policiers et d'une multitude de caméras ne laissant aucun angle mort, donne à penser que les autorités anticipent de potentielles manifestations et même attentats. Quoi qu'il en soit, que ce soit les dimensions de la place, l'architecture monumentale ou encore le portrait de Mao, tout nous rappelle ici la Chine communiste pure et dure, ce qui contraste vraiment avec ce que nous observons ailleurs dans cette ville si moderne et aux allures capitalistes. Un conseil, évitez les restaurants à proximité de la place qui sont de véritables pièges à touristes.

Cette place est un immense rectangle d’environ 880 mètres du nord au sud, et de 500 mètres de l’est à l’ouest, couvrant une superficie de plus de 40 hectares dont l'essentiel est recouvert de 488 dalles de granite.

Elle est entourée de monuments reflétant l’histoire de la Chine.

 La « porte de La Paix céleste » commande
 l'entrée de la Cité interdite
La « porte de La Paix céleste » commande l'entrée de la Cité interdite. À partir de cette porte, une ligne médiane longue de onze kilomètres en direction nord nous amène directement au site des Jeux olympiques de 2008 et à son stade nommé le «nid d'oiseau». On nous a dit que c’était très «Feng Shui» afin de favoriser la santé, le bien-être et la prospérité du peuple chinois au cours des jeux. Le «Feng Shui» est un art complexe résultant d’observations pertinentes effectuées par des érudits chinois depuis des millénaires permettant la mise en équilibre des énergies d’un lieu.
Sur le fronton de la « porte de la Paix céleste » est accroché un portrait de Mao Zedong qui rappelle que c’est du balcon de cette porte, que ce dernier a proclamé la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. 

Les édifices bordant les côtés ouest et est de la place ont été construits par les Européens pendant la période coloniale. Le quartier des légations se trouvait sur le côté est de la place. Si l'histoire contemporaine de la Chine vous intéresse, je vous recommande la lecture de «L'été rouge de Pékin», un récit historique publié par Jean Mabire aux éditions du Rocher en 2006 (ISBN 2 268 05152 8). Ce récit, version européenne, décrit les faits historiques survenus lors de la révolte des Boxeurs en 1900 et particulièrement le siège qu'ont dû subir les diplomates européens qui résidaient dans le quartier des légations à quelques pas de la place (côté est).
Le tourisme intérieur est très important en Chine.
 À l'ouest se trouve le palais de l'Assemblée du Peuple.
À l'est se trouve le musée national de Chine, musée d'histoire.
Au sud se trouve le mausolée de Mao Zedong,
bâtiment rectangulaire entouré de longs bas-reliefs
représentant des combattants de la révolution.

samedi 28 mai 2016

Beijing (Pékin) - une surprise!

Beijing, le 10 mai 2016  (mes notes de voyage en différé)

Place Tian'anmen
En débarquant de l'avion d'Air Canada dans un aéroport international ultramoderne, nous savions déjà que nous allions à la découverte d'un univers composé de 1 milliard 673 millions d'habitants selon les données de l'Institut national de la statistique et des études économiques français (INSEE 2015). Mais nous ne savions pas encore la démesure de ce que nous allions découvrir au cours de notre voyage.

C'est une ville grandement transformée à l'occasion des Jeux olympiques de 2008 qui s'est présentée à nous au terme d'un trajet qui aura duré près de 24 heures en tout et pour tout.

Avec 21,15 millions d'habitants en 2013 (difficile de trouver une donnée fiable), Beijing, aussi appelée  Pékin, est la deuxième ville la plus peuplée de Chine après Shanghai. La seule zone urbaine compterait quant à elle 18 millions d'habitants.

Livraison «exotique»
Le souvenir que j'avais de cette ville que j'ai visitée il y a 20 ans en était un de ville surpeuplée, polluée et investie de millions de bicyclettes. De nombreux habitants portaient toujours l'uniforme Mao et les bicyclettes s'entassaient par milliers devant les bouches du métro. Ce que j'ai découvert aujourd'hui est une ville moderne, encombrée par un trafic automobile inimaginable, des espaces verts, parcs et jardins, partout dans la ville, assez peu de vélos, mais beaucoup de scooters électriques, les moteurs à essence étant interdits pour les deux roues. Une ville également très propre où les tours de verre ne cessent de pousser le long des Grands Boulevards à quatre voies. Aussi, il faut noter la présence de caméras de surveillance partout, ce qui contribue à donner un sentiment de sécurité en tous lieux. J'ai également remarqué l'affichage bilingue (chinois-anglais) dans les lieux publics, les noms de rue et les panneaux directionnels, ce qui en fait une destination touristique assez facilement accessible. Le métro tentaculaire permet d'accéder à tous les sites importants depuis l'aéroport.

Finalement, le sentiment d'«étrangeté» dont j'avais souvenir de cette ville, s'est très rapidement dissipé à la lumière des infrastructures de transport individuel et en commun qui sont équivalentes et même supérieures aux autres grandes mégapoles sur la planète. Il faudra aller dans les quartiers populaires et les parcs où se regroupent les citoyens de la ville pour vraiment sentir la différence.




vendredi 27 mai 2016

La grande muraille de Chine

Beijing, le 9 mai 2016

La «grande muraille» est un ensemble de fortifications militaires construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois, en plusieurs lieux. Cette superstructure fut érigée entre le IIIe siècle (av. J.-C.) et le XVIIe siècle afin de marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Une seconde muraille bien contemporaine a été mise en place au cours des dernières années certainement dans le même esprit, à savoir protéger le peuple chinois des envahisseurs étrangers et aussi de ses propres pulsions intérieures. Il s'agit de la «grande muraille» électronique. Ici, il n’y a pas de Google, pas de Facebook, pas de Tweeter et pas de YouTube. Tous ces produits occidentaux, essentiellement américains, ont été remplacés par des logiciels typiquement chinois.
Chantal sur la muraille, sous la pluie.
Ils s'appellent WeChat, Sina Weibo, Didi Kuaidi, Youku Tudou, etc. Même fonction, même design, cependant soumis au contrôle gouvernemental. Est-ce vraiment différent de la surveillance exercée par la NSA américaine ou d'autres agences occidentales? De toute manière, pour l'avoir vérifié à maintes reprises auprès de nos guides parlant anglais, l'information provenant de l'Occident filtre très bien à travers la muraille.

J'ai donc dû attendre notre retour en Occident pour publier mes notes de voyage puisque la plateforme que j'utilise (Blogger) est un produit Google dont l'usage est bloqué en Chine. Ainsi, je publierai mes notes en différé au cours des prochaines semaines.

samedi 7 mai 2016

En route pour la Chine

Contrairement à nos habitudes, nous partons pour un cours voyages de quinze (15) jours et qui plus est, un voyage organisé. En fait, nous n'avons pu résister à l'envie de voir l'évolution de ce pays que nous avons brièvement visité pour la dernière fois en 1997.

Nous avons en poche un visa d'entrée valable pour une période de dix (10) ans pour des séjours de soixante (60) jours à la fois. Notre voyage en est un également de repérage pour de futurs voyages en individuel.