Nous l’avions promis! Début octobre, nous nous sommes rendus dans la région de Clermont-Ferrand afin de rendre visite à nos amies camping-caristes,«Les Marie». Nous avons profité de cette visite pour nous rendre au puy de Dôme, classé «Grand Site de France», à une douzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Ce site est le plus haut de la chaîne des puys d’Auvergne. Un train panoramique à crémaillère (réalisé par SNC - Lavalin) permet d’accéder au sommet, que l’on peut aussi gagner à pied par l’abrupt «sentier des Muletiers». C’est, dit-on, le chemin par lequel les pèlerins accédaient au temple de Mercure, construit au IIe siècle de notre ère, dont les ruines sont toujours visibles. Évidemment, la saison d’automne étant avancée, il ne faisait pas très chaud là-haut.
Voici quelques images tournées lors de notre visite.
C’est le week-end de la culture aux Pays-Bas (10 et 11 septembre). De nombreuses activités culturelles sont prévues partout au pays. Nous avons la chance d’être à proximité de Delft, magnifique ville parcourue de nombreux canaux et ayant gardé ses beaux immeubles datant du XVIe et XVIIe siècle. Ses petites rues et ruelles piétonnes où trônent boutiques et cafés confèrent à la ville une atmosphère de détente propice à ce week-end culturel.
Une compétition nationale de fanfares contribua à créer une atmosphère de fêtes en plus de la brocante d’antiquaires occupant les bords des canaux qui attira une foule de curieux et de promeneurs.
Delft est connue pour deux raisons principales. Sa faïence bleutée et son peintre Johannes Vermeer.
Malheureusement, les nombreuses fabriques de faïence sont disparues aux files des années. Seule subsiste la fabrique Royale fondée en 1653 qui produit toujours de magnifiques pièces en vente dans les boutiques de la ville. En ce qui concerne Vermeer, l’histoire a voulu que très peu de tableaux du peintre, qui a vécu toute sa vie à Delft, restent aux Pays-Bas et encore moins à Delft. Nous avons pu en admirer quelques-uns à Amsterdam au Rijksmuseum et à La Haye au Mauritshuis. Un centre d'interprétation de la peinture de Vermeer est situé au centre de la ville.
Delft, c’est aussi le lieu de sépulture de la famille royale depuis William d’Orange assassiné ici à Delft en 1584, jusqu’à ce jour. La famille royale est très présente dans la vie des Hollandais. À preuve, en ce week-end de la culture, le mausolée situé dans la Nouvelle Église était pris d’assaut par les visiteurs. Normalement, Guillaume d'Orange aurait dû être enterré à Breda, si cette ville n'avait pas été occupée par les Espagnols. C'est ainsi qu'il fut inhumé dans la Nouvelle Église à Delft. Depuis lors, tous les membres de la Maison royale néerlandaise y trouvent leur dernière demeure.
En résumé, nous avons adoré les deux jours passés à visiter cette ville, sillonnant rue et ruelles à la découverte de son architecture, mais aussi à observer l’art de vivre des Hollandais. Tantôt assis à la terrasse d’un café, tantôt roulant sur leur vélo de retour du marché ou simplement déambulant sans stress dans les rues, nous pouvons vous confirmer qu'il existe vraiment une manière de profiter de la vie typiquement hollandaise.
Aire de camping-car
Il n'y a pas d'aire de camping-car à Delft. Nous avons passé quelques nuits sur un stationnement réservé au camping-car dans la ville de Schiedam à quelques kilomètres de Delft au pied d'un moulin à vent et en bordure d'un canal. Ce site est idéalement situé pour rejoindre Rotterdam à vélo à 7 km.
Beijing, le 11 mai 2016 (mes notes de voyage en différé)
Hutong est un mot mongol signifiant l'eau de puits. Essentiellement, le mot désigne les petites rues apparues pour la plupart au cours de la dynastie des Yuans (1271 à 1368). Aujourd'hui, les hutongs sont un ensemble de ruelles formées d'habitations cubiques d'un étage qui donnent sur des espaces communs (comprenant des toilettes communautaires). En 1970, la majorité des Pékinois vivaient dans des hutongs. En 1990, environ la moitié de ces gens habitaient toujours dans ces quartiers traditionnels aux conditions difficiles mais très conviviales par leur proximité des services (écoles, petits restaurants, opéras, etc.) locaux. Les quelques hutongs qui demeurent sont des musées vivants où les touristes observent un passé qui a duré près de mille ans et qui s'est éteint en 30 ans. Nous avons eu la chance de visiter une de ces demeures encore habitée par la même famille depuis des générations. Après avoir été saisis par le gouvernement communiste après la révolution de 1949, les propriétaires ont été forcés d'accueillir de nombreuses familles dans les différents bâtiments composant l'ensemble. Aujourd'hui, le droit de propriété et d'occupation semble avoir été rétrocédé à la famille. Selon les dires de la propriétaire, la valeur de cet ensemble modeste de constructions serait actuellement de 2 millions de dollars US en raison de la valeur du terrain.
Cour intérieure de la maison que nous avons visité.
Lieu des anciennes toilettes communautaires (un trou)
de l'ensemble d'habitation à l'époque de la révolution culturelle.
Le grand-père de 81 ans. Il a connu la révolution de 1949,
la révolution culturelle des années 1970
et maintenant le passage au capitalisme contrôlé.
Embouteillage à une intersection du hutong.
Pas facile la vie de pousse-pousseur!
Un peu contre notre volonté, nous nous sommes prêté à une courte promenade touristique à bord d'un pousse-pousse à travers les ruelles du «hutong». Heureusement, malgré des airs d'attraction touristique, nous avons pu observer qu'une vraie vie communautaire continue à exister dans ces quartiers avec leurs commerçants, leurs temples et leurs restaurants.
Les plaisirs du voyage sont composés d'une multitude d'impressions, visuelles, sonores et gustatives. Il est possible de ressentir ces impressions sans pour autant avoir à s'envoler vers des contrées lointaines comme ici lors d'un concert donné dans un parc du quartier Ahuntsic par Mohamed Masmoudi (oud), Zal Idrissa Sissokho (la kora) et Miguel Medina (cajon).
Le bluegrass est un style musical d'origine américaine qui constitue une ramification de la musique country. Son fondateur, Bill Monroe, originaire de la ville de Rosine (dans la région du Bluegrass, au Kentucky), entreprend dès les années 1940 de codifier et d'adapter aux publics modernes l’«Old Time Music» qui puise sa source dans les massifs montagneux des Appalaches, musique qui est elle-même à la croisée de diverses traditions, américaine (blues) et européenne (anglo-irlandaise).
Cela est donc à un voyage dans le temps auquel nous ont convié Notre Dame de Grass qui est un groupe de musiciens spécialisé dans la musique bluegrass qui prend plaisir à interpréter des chansons en anglais et des pièces instrumentales originales. Le groupe est composé de Matt Large, voix et guitare, Josh Zubot au violon, Andrew Horton à la contrebasse et Guy Donis au banjo.
J’ai toujours été attiré par le Mexique. Déjà adolescent, je m’intéressais à l’histoire des cultures mayas et aztèques. Il y a une trentaine d’années, j’ai eu l’occasion de découvrir le Yucatan que l’on nomme maintenant la Riviera Maya et d’y découvrir ses sites archéologiques, reflets d’une civilisation évoluée et détentrice de connaissances poussées, particulièrement en ce qui concerne les mécanismes régulant les saisons et la place de la terre dans l’univers. J’ai également voyagé dans le pays voisin, le Guatemala, il y a une vingtaine d’années et j’y ai côtoyé la culture maya à travers les communautés toujours bien vivantes jouxtant la frontière mexicaine et le Chiapas. Finalement, un séjour linguistique prolongé à Cuernavaca quelques années plus tard m’a permis de visiter quelques villes coloniales et la mégalopole de Mexico ciudad. J’y ai découvert un autre visage du Mexique culturel, architectural et politique méconnu de la plupart des Nord-Américains qui ont l’habitude de fréquenter les plages et les tout-inclus de ce magnifique et grand pays sans vraiment avoir l’occasion d’en prendre le pouls de l’intérieur.
Cet hiver, nous avons décidé de vivre l’expérience d’un Mexique rural, dont la nature est toujours débordante de vie entre montagnes et mer. Nous avons séjourné plusieurs semaines dans un petit village côtier à quelque cinquante-cinq kilomètres au nord de la ville balnéaire de Puerto Vallarta. Situé dans l’état du Nayarit, le village «Lo de Marcos» est devenu une destination balnéaire pour les résidents de Guadalajara située à 275 kilomètres à l’est, mais aussi une destination hivernale de longs séjours pour plusieurs Canadiens et Américains principalement de l’ouest du pays et de quelques Québécois voulant fuir les traditionnels Cancún, Acapulco ou encore Puerto Vallarta à saveur trop nord-américaine pour les amateurs de culture latino-américaine.
Noël (La Navidad) est une fête très prisée des Mexicains et l’occasion de festoyer en famille. Pour cette occasion, les résidents temporaires venus du Nord pour l’hiver et les résidents de «Lo de Marcos» et des campagnes avoisinantes organisent un défilé du père Noël et une distribution de cadeaux aux enfants du village.
Heureusement, le développement immobilier en cours depuis de nombreuses années à Puerto Vallarta n’a pas encore vraiment rejoint la côte à Lo de Marcos et la nature s’exprime encore avec beaucoup de vigueur. Nous avons assisté à l’arrivée de bancs de poissons comparables à l’éperlan roulant en d’immenses vagues jusqu’à la plage. Pendant les quelques jours où ce phénomène est apparu, des milliers d’oiseaux marins ont envahi la baie et nous avons assisté à une immense valse de plongées vertigineuses à travers les baigneurs dont nous étions à nous régaler de ce spectacle que nous offrait la nature.
Ainsi, de ce séjour sur la côte pacifique du Mexique, nous avons retenu la beauté d’une nature encore époustouflante et la gentillesse et l’accueil des Mexicains vivant modestement, mais dignement dans ces communautés de plus en plus dépendantes financièrement du tourisme nord-américain.
La Villa Vizcaya est un édifice construit dans le style d'une villa nord-italienne du XVIe siècle. Il est localisé à Coconut Grove près du centre de Miami en Floride aux États-Unis. Le bâtiment a été réalisé comme résidence d'hiver pour l'homme d'affaires James Deering.
Le terrain s'étendait à l'origine sur 72,8 hectares et devait accueillir une habitation principale, différents jardins et un village entier au service de la propriété. La maison principale fut construite entre 1914 et 1916 tandis que la construction des jardins se prolongea jusque dans les années 1920. Les matériaux de construction parfois originaires d'Europe (pour garder le style original) étaient parfois difficiles à trouver à cause de la Première Guerre mondiale. Le bâtiment combine ainsi du marbre d'Europe et des pierres calcaires de Floride. Les plantes du jardin italien ont été choisies pour pouvoir résister aux conditions climatiques tropicales de la région. L'architecte des bâtiments du projet était F. Burrall Hoffman tandis que les jardins furent imaginés par l'architecte paysagiste Diego Suarez. L'habitation ressemble ainsi à la Villa Rezzonico située à Bassano del Grappa.
Deering vécut dans la villa Vizcaya de 1916 jusqu'à sa mort en 1925. En 1945, les descendants de Deering offrirent une partie des terres à l'archidiocèse de St. Augustine et à un hôpital. Le terrain comprenait toutefois encore la maison principale, une partie des jardins et le village. Ceux-ci furent vendus au comté de Miami-Dade.
La villa Vizcaya fut ouverte au public en 1953 en tant que « Dade County Art Museum ». En 1994, elle fut classée en tant que National Historic Landmark. Elle fut ensuite renommée en « Vizcaya Museum and Gardens ». Le terrain s'étend aujourd'hui sur 20 hectares et accueille un jardin botanique. Le musée contient 70 pièces décorées d'objets datant du XVe siècle au XIXe siècle.
En 2004, le comté de Miami a alloué près de 50 millions de dollars pour restaurer la villa Vizcaya. La beauté de la maison est toutefois menacée suite au développement urbanistique autour de celle-ci. (source: Wikipedia)
J’ai visité cette résidence et réalisé ce clip vidéo en avril 2010.
C’est le rêve d’un jeune diplômé de l’université de New York originaire du Japon, Jo Sakai, qui permit la création de la colonie japonaise de Yamato qui est maintenant le nord de Boca Raton. Après quelques années d’efforts, un seul immigrant demeura dans la colonie, il s’agit de George Sukeji Morikami. C’est en 1977 que fut créé le jardin Morikami sur un terrain donné par monsieur Morikami dont l’objectif est de présenter l’art et la culture japonaise aux citoyens américains et visiteurs du sud de la Floride.
J’ai visité ces jardins et réalisé ce clip vidéo en mars 2010.
Le jardin botanique Mounts héberge des plantes tropicales et subtropicales du monde entier, y compris les plantes indigènes de la Floride, des arbres exotiques, des fruits tropicaux, des herbes, des agrumes, des palmiers et beaucoup plus. Ce jardin régional est ouvert gratuitement au public. J'ai eu la chance de visiter ce magnifique jardin par une belle journée ensoleillée. J’ai visité ces jardins et réalisé ce clip vidéo en mars 2010.
Fort Desoto est un parc naturel aménagé sur de petites îles (keys) de sable au sud de St. Petersburg et St.Pete Beach. À l’origine, Fort Desoto fut construit afin d’assurer la défense avancée de la baie de Tampa. De tout temps, ce fut un point de passage stratégique pour les habitants de la région. Aujourd’hui, ces ilots sont aménagés en parc de loisirs et réserve naturelle.
Cette petite localité située à quelques kilomètres au nord-ouest de Tampa en Floride, aujourd’hui en déclin, à été fondée par une communauté grecque de plongeurs d’éponges provenant des îles de la mer Égée au début du XXe siècle. Voici quelques images que j'ai tournées lors de mon passage en février 2010.
La Cité des Doges ou la Sérénissime, fondée peu après 568, fut pendant huit siècles (1001-1797) la capitale de l'un des plus prestigieux États européens: la République de Venise.
Voici quelques images que j'ai tournées lors d'un voyage.
La création de la NASA et de Cap Canaveral a engendré la création du refuge faunique de Merritt Island en 1963. Situé en bordure des rampes de lancement et essentiellement composé de marais salants, ce refuge héberge un grand nombre d’oiseaux migrateurs en saison hivernale.
Le Castillo de San Marcos situé à l’entrée nord de la ville de St.Augustine a été édifié par les Espagnols, il s'agit du plus ancien fort construit aux États-Unis (1672-1695).
Taxco de Alarcón est une ville située dans le nord de l’état du Guerrero au Mexique à environ 160 km au sud-ouest de Mexico. Construite à flanc de montagne, à une altitude de 1800 m. Accrochée aux montagnes et proche du Ciel, la ville prospéra sur un filon d'argent déjà connu des Indiens. Voici quelques images que j'ai tournées lors d'un voyage dans la région.
Cuba en raison de son histoire politique est encore et toujours un lieu d'atmosphère. Il est facile de se laisser envelopper par cette unique ambiance des années 50.
Fondé vers 1514, Remedios est une des villes les plus anciennes de Cuba. Elle possède l'une des plus belles églises de l'île, San Juan Bautista. Cette église du XVIe siècle abrite l'une des très rares représentations de la vierge enceinte au monde et un autel décoré de feuilles dor d'or 24 k.
Santa Clara, est la ville du Ché. Le légendaire Commandant de la guérilla, Ernesto Guevara, y a livré la bataille qui a précipité la victoire de l'armée rebelle sur la dictature de Batista. Le Parque Vidal est au coeur de la vie de ses habitants.
Voici quelques images que j'ai tournées lors d'un voyage dans la région.
Lors de notre passage à Bizerte, une ville du nord de la Tunisie située en bordure de la Méditerranée à environ 50 km de la capitale Tunis, c'est le Vieux-Port et son marché aux poissons qui attirèrent notre attention.
À l’origine, ce fut un petit comptoir fondé aux environs de 1100 av. J.-C. par les Phéniciens. Par la suite elle passa sous l'influence de Carthage avant dêtre occupée par les Romains. Conquise par les armées musulmanes dont provient son nom actuel de Banzart en arabe, elle fut occupée par les troupes de Charles Quint ainsi que par les Turcs au XVIe siècle. Le port fut bombardé par les Français puis par les Vénitiens au XVIIIe siècle.
Plus récemment, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le port fut occupé par les Allemands avant que les Américains le bombardent et en reprennent possession. Finalement, c'est en 1963 comme suite à l'indépendance du pays que la marine française quittait officiellement le port.
C'est au cours d'un voyage dans le cente-ouest de la Tunisie que j'ai découvert ce train historique parcourant les gorges de Selja, un canyon aux parois abruptes au centre duquel coule l'oued Selja. Le départ se fait à la gare de Métlaoui, ville située entre Tozeur et Gafsa, le train parcourant ensuite 43 kilomètres sur une portion empruntée par les trains miniers évacuant les phosphates.