Aucun message portant le libellé Amériques. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Amériques. Afficher tous les messages

lundi 16 janvier 2017

Panama


Enfant, dans mon imaginaire de futur voyageur, le Panama m’est depuis toujours apparu comme un pays d’aventures exotique. De mes cours de géographie j’avais retenu que l’isthme de Panama était une étroite bande de terre se trouvant entre la mer des Caraïbes et l'océan Pacifique, reliant l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord. C’était également la terre d’un grand projet initié par le Français Ferdinand de Lesseps qui devait se terminer en catastrophe financière et devait être complété par une société américaine.

Plus récemment dans l’histoire, ce fut aussi le théâtre en 1989 d’une brève invasion américaine qui se traduisit par l’emprisonnement du général Noriéga qui dirigeait le pays, pour trafic de drogue. Encore plus récemment, le Panama fut le  théâtre du scandale des «Panama Papers» où furent révélés plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés «offshore» ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés.

Il fallait absolument que nous allions faire une petite virée dans ce pays.

Panama City

La ville (au fond), le canal et le pont des Amériques (à droite)
«cliquez sur la photo pour l'agrandir»
Les hôtels
Le quartier des affaires
C'est vu du ciel que nous découvrons cette cité aux allures de Manhattan avec ses nombreux gratte-ciel. Comme nous l'aura révélé le scandale des «Panama Papers», cette ville est devenue un centre financier majeur pour l'Amérique latine, mais également pour le monde entier. Cependant, si nous souhaitons voir dans les gratte-ciel une preuve de richesse nationale il faut garder les yeux en l'air. Dès que le regard redescend dans la rue, on constate que le développement de la ville n'a pas bénéficié à tous. Il est cependant heureux de constater que de nombreux travaux publics sont en voie de réalisation afin d'améliorer l'environnement urbain le long de la magnifique baie qui borde la ville.
La ville d'en bas

Un magnifique bâtiment restauré
de la vieille ville
Au quartier des affaires et des hôtels de luxe, nous avons préféré le «Casco Viejo». Ce quartier historique ayant conservé ses bâtiments coloniaux est en cours de restauration. De nombreux bâtiments ont déjà recouvré leur air de jeunesse, mais il reste beaucoup à faire encore. Partout de petites boutiques de spécialités, des galeries d'art, des antiquaires et de nombreux restaurants. Il est très agréable de s'y promener à la découverte de l'architecture rappelant souvent la vieille Espagne avec ses balcons décorés de fer forgé artistiquement réalisé.



Les ruines du couvent des Jésuites
La cathédrale en restauration, Place de l'Indépendance.

Le canal

Les écluses de Miraflores
Le canal de Panama relie le golfe de Panama, dans l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et à l’Atlantique. Le concept d’un canal à Panama remonte au début du XVIe siècle où une des premières représentations iconographiques du canal est indiquée sur la carte des Conseils du missionnaire breton Michel Le Nobletz vers 1630. La première tentative de construction ne commença qu'en 1880, sous l’impulsion française de Ferdinand de Lesseps, grâce une collecte de fonds à la Bourse de Paris. Un excellent article détaillé sur Wikipédia permettra à ceux que cela intéresse d'en apprendre plus sur le projet de Ferdinand de Lesseps. Après l'échec de cette tentative, le travail fut terminé par les États-Unis sous la direction de G.W. Goethals, et le canal ouvrit le 15 août 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune, aux glissements de terrain. Le nombre de travailleurs qui périrent de maladie durant la construction a été évalué à plusieurs milliers. Nous avons d'ailleurs vu des cimetières français où sont enterrées ces personnes.

Les États-Unis ont remis la propriété du canal au gouvernement panaméen en 1999, celui-ci en tirant une large part de ses revenus. Des travaux gigantesques d'élargissement du canal et l'ajout d'écluses ont été inaugurés en juin 2016.

Pour les amateurs, il est possible de se procurer des titres d'emprunt obligataire à lots de 1888 de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama chez un antiquaire du quartier «Casco Viejo» tenant boutique à proximité des ruines du couvent des Jésuites.


Le peuple Kuna

Les Kunas ou Cunas sont un groupe ethnique amérindien du Panama et du nord de la Colombie bénéficiant d'un régime d'autonomie territoriale. Les kunas des îles San Blas sont une vingtaine de milliers, disposant de la citoyenneté panaméenne.

Nous les avons croisés dans le quartier «Casco Viejo» où ils vendent des objets traditionnels et artisanaux à proximité de la Place de France construite pour honorer les ingénieurs français qui ont participé à la construction du canal.



L'autre Panama - celui des plages

Playa blanca
Le Panama est également un pays de nature et de plages. Les plus belles plages se situent sur la côte pacifique, particulièrement dans le golfe de Panama à quelque deux heures de Panama City par la route panaméricaine. Il faut faire l'expérience de la circulation à la sortie de la grande ville en fin d'après-midi en direction des plages. Un véritable rodéo!

Il ne fait pas toujours beau au Panama.




mercredi 26 août 2015

Claude Gagnon et Will James à travers l'Amérique

Claude Gagnon est un producteur, scénariste, réalisateur, monteur, acteur et directeur de la photographie québécois. Le projet de Claude est fascinant. Il porte sur les origines et le parcours du célèbre Will James, alias Ernest Dufault (1892-1942), un artiste du Québec qui est au coeur du mythe américain par excellence;  le western.

Afin de documenter son scénario, Claude parcourt l'Amérique à bord de son camping-car (VR) à la rencontre des témoins de cette fabuleuse épopée d'un Canadien-français à travers l'Ouest canadien et américain du début du XXe siècle.

En soi, cette épopée liée à la recherche des traces laissées par cet aventurier à travers l'Amérique mérite notre attention et notre intérêt, sans compter les péripéties du voyage en camping-car. Je vous invite à suivre cette aventure sur le site Facebook dédié à ce sujet et à consulter la filmographie de Claude Gagnon.


jeudi 16 juillet 2015

Voyage et musique


Les plaisirs du voyage sont composés d'une multitude d'impressions, visuelles, sonores et gustatives. Il est possible de ressentir ces impressions sans pour autant avoir à s'envoler vers des contrées lointaines comme ici lors d'un concert donné dans un parc du quartier Ahuntsic par Mohamed Masmoudi (oud), Zal Idrissa Sissokho (la kora) et Miguel Medina (cajon).

jeudi 9 juillet 2015

Bluegrass - un voyage dans le temps

Le bluegrass est un style musical d'origine américaine qui constitue une ramification de la musique country. Son fondateur, Bill Monroe, originaire de la ville de Rosine (dans la région du Bluegrass, au Kentucky), entreprend dès les années 1940 de codifier et d'adapter aux publics modernes l’«Old Time Music» qui puise sa source dans les massifs montagneux des Appalaches, musique qui est elle-même à la croisée de diverses traditions, américaine (blues) et européenne (anglo-irlandaise).

Cela est donc à un voyage dans le temps auquel nous ont convié Notre Dame de Grass qui est un groupe de musiciens spécialisé dans la musique bluegrass qui prend plaisir à interpréter des chansons en anglais et des pièces instrumentales originales. Le groupe est composé de Matt Large, voix et guitare, Josh Zubot au violon, Andrew Horton à la contrebasse et Guy Donis au banjo.


mercredi 8 juillet 2015

Mexique autrement - Lo de Marcos, Nayarit

J’ai toujours été attiré par le Mexique. Déjà adolescent, je m’intéressais à l’histoire des cultures mayas et aztèques. Il y a une trentaine d’années, j’ai eu l’occasion de découvrir le Yucatan que l’on nomme maintenant la Riviera Maya et d’y découvrir ses sites archéologiques, reflets d’une civilisation évoluée et détentrice de connaissances poussées, particulièrement en ce qui concerne les mécanismes régulant les saisons et la place de la terre dans l’univers. J’ai également voyagé dans le pays voisin, le Guatemala, il y a une vingtaine d’années et j’y ai côtoyé la culture maya à travers les communautés toujours bien vivantes jouxtant la frontière mexicaine et le Chiapas. Finalement, un séjour linguistique prolongé à Cuernavaca quelques années plus tard m’a permis de visiter quelques villes coloniales et la mégalopole de Mexico ciudad. J’y ai découvert un autre visage du Mexique culturel, architectural et politique méconnu de la plupart des Nord-Américains qui ont l’habitude de fréquenter les plages et les tout-inclus de ce magnifique et grand pays sans vraiment avoir l’occasion d’en prendre le pouls de l’intérieur.

Cet hiver, nous avons décidé de vivre l’expérience d’un Mexique rural, dont la nature est toujours débordante de vie entre montagnes et mer. Nous avons séjourné plusieurs semaines dans un petit village côtier à quelque cinquante-cinq kilomètres au nord de la ville balnéaire de Puerto Vallarta. Situé dans l’état du Nayarit, le village «Lo de Marcos» est devenu une destination balnéaire pour les résidents de Guadalajara située à 275 kilomètres à l’est, mais aussi une destination hivernale de longs séjours pour plusieurs Canadiens et Américains principalement de l’ouest du pays et de quelques Québécois voulant fuir les traditionnels Cancún, Acapulco ou encore Puerto Vallarta à saveur trop nord-américaine pour les amateurs de culture latino-américaine.

Noël (La Navidad) est une fête très prisée des Mexicains et l’occasion de festoyer en famille. Pour cette occasion, les résidents temporaires venus du Nord pour l’hiver et les résidents de «Lo de Marcos» et des campagnes avoisinantes organisent un défilé du père Noël et une distribution de cadeaux aux enfants du village.



Heureusement, le développement immobilier en cours depuis de nombreuses années à Puerto Vallarta n’a pas encore vraiment rejoint la côte à Lo de Marcos et la nature s’exprime encore avec beaucoup de vigueur. Nous avons assisté à l’arrivée de bancs de poissons comparables à l’éperlan roulant en d’immenses vagues jusqu’à la plage. Pendant les quelques jours où ce phénomène est apparu, des milliers d’oiseaux marins ont envahi la baie et nous avons assisté à une immense valse de plongées vertigineuses à travers les baigneurs dont nous étions à nous régaler de ce spectacle que nous offrait la nature.



Ainsi, de ce séjour sur la côte pacifique du Mexique, nous avons retenu la beauté d’une nature encore époustouflante et la gentillesse et l’accueil des Mexicains vivant modestement, mais dignement dans ces communautés de plus en plus dépendantes financièrement du tourisme nord-américain.

Décembre 2014 et janvier 2015

mardi 1 mai 2012

Seattle, Washington state - 50 ans

Une ville américaine typique avec ses rues à 4 voies, ses immeubles en hauteur, le bruit de ses autoroutes qui déversent les voitures au centre-ville. Mais aussi une ville portuaire avec son marché public en bord de mer et son quartier chinois marquant la présence historique des asiatiques sur la côte ouest. Quel contraste avec la bucolique, calme, courtoise et provinciale ville de Victoria. Welcome back to America!

Le monorail de Seattle était inauguré lors de l'exposition universelle de 1962. Cette année marque donc le 50e anniversaire de cet événement.

Seattle, Washington state

Le détroit Juan de Fuca sépare Victoria de Seattle dans l'état de Washington. Nous sommes embarqué à bord du catamaran Victoria Clipper sur le quai de Victoria à 18h pour débarquer à Seattle à 20h45. Les formalités douanières passées nous sommes monté dans un taxi car la ville est construite sur un monticule et les rues sont très pentues.

lundi 30 avril 2012

Victoria, B.C. - Marathon 2012

Les rues de Victoria étaient envahis de coureurs et de marcheurs pour la 23e course et marche TC 10k en ce dimanche matin du 29 avril 2012. Les prises de vue sont depuis les fenêtres de notre hôtel.

Victoria, B.C. - Communauté japonaise

La première vague d'immigrants japonais, appelés Issei, arrive de 1877 à 1928. Entre 1900 et 1940, des Japonais se sont établis dans le Sud-Ouest de la province. Ils constituaient un groupe important dans les secteurs de la pêche, des cultures dans la vallée du Fraser et du petit commerce à Vancouver. Les Issei sont généralement jeunes et instruits, originaires des villages agricoles ou des villages de pêche pauvres et surpeuplés des îles Kyushu et Honshu, dans le sud du Japon, mais certains viennent d'autres régions du Japon. La plupart d'entre eux s'établissent à Vancouver, à Victoria ou dans les alentours. Nous avons retrouvé certaines sépultures japonaises dans le cimetière Ross Bay de Victoria.

dimanche 29 avril 2012

Victoria, B.C. - Quartier chinois

Le quartier chinois de Victoria a été désigné arrondissement historique d’importance nationale parce qu’il est le plus vieux quartier chinois existant au Canada. Il a en outre été le centre urbain le plus important de la population chinoise au Canada tout au long de la première décennie du XXe siècle. Il est également l’un des très rares quartiers chinois d’Amérique du Nord à conserver des regroupements uniformes de bâtiments d’une importante valeur patrimoniale; il est en fait dominé par ses bâtiments historiques.

Victoria, B.C. - Le village flottant

C'est a quelques pas du centre-ville et du Parlement de la Colombie-Britannique, annexe a Fisherman's Wharf, que nous avons découvert un village flottant. Il s'agit bien d'une banlieue flottante avec ses jardins, ses restaurants, son poste de taxi aquatique, son service de cueillette des rebuts, sa station de pompage des eaux usées, son stationnement pour voitures, motos et bicyclettes. Nous avons profité de notre visite pour déguster le fameux Barb's Fish and Chips tout en observant les phoques gris à la recherche de nourriture.

samedi 28 avril 2012

Victoria, B.C.

Après avoir traversé le bras de mer qui sépare Vancouver de l'île de Vancouver, l'autobus nous amène au centre de Victoria en 45 minutes.
Magnifique petite ville qui a sut préserver son architecture originale faite de bois et de briques rouges datant de la fin XIXe, début XXe. Les bâtiments public en pierre sont de style victorien ou Édouardien. Notre hôtel étant située en plein centre de la vieille ville, c'est donc aux cris des goélands et des mouettes que nous nous réveillons. Une courte marche nous mène directement au port ou l'atmosphère maritime XIXe est toujours présente.