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mercredi 17 août 2016

Chateau-Renault et le peintre André Bauchant

Cette saison, nous amorçons nos errances européennes par une virée dans la région Centre de la France afin d’y découvrir des lieux, des personnages et des monuments qui sont partie intégrante du circuit des châteaux de la Loire, mais qui sont souvent relégués au second rand des priorités des visiteurs internationaux. En fait les touristes comme nous, sont attirés par les grands noms tels Chambord, Chenonceau, Azay-le-Rideau, Villandry ou Amboise, que nous avons visités au cours de précédents voyages dans les trente dernières années! Cependant, l’histoire «récente» de la région qui s’étire sur plus d’un millénaire a laissé de nombreuses traces qui sont autant de lieux de curiosité.  C’est ce à quoi nous consacrerons nos prochaines haltes dans la région.

André Bauchant
Nous sommes le 24 avril 1873. André Bauchant naît à Château-Renault. Il deviendra un peintre naïf autodidacte de grand talent, on le surnommera le « peintre-jardinier », car il sera pendant longtemps pépiniériste de métier. Il deviendra en raison de sa renommée une figure emblématique de sa ville.

Château-Renault
La commune est située au confluent de deux rivières, la Brenne et la Gault à distance égale, entre Tours au sud-ouest et Vendôme au nord-est et à 30 km à l'ouest de Blois sur la Loire.

Donjon 1160
L’origine de la ville remonterait à l’an mil, avec l’édification sur l’éperon rocheux d’un donjon en bois, placé sur une motte artificielle. Aucune donnée archéologique ne permet à ce jour d’attester d’une occupation humaine antérieure à cette période sur l’actuel territoire communal. Ce donjon de bois fut remplacé vers 1160 par un donjon de pierre par le comte Thibaut IV de Blois. Il impose sa haute masse sur l’ensemble de la ville et ses alentours. La ville médiévale se développe au sud et à l’est du château, bornée d’ouest en est par des portes de ville qui seront supprimées lors d’aménagements subséquents durant le XVIIIe siècle. 

Le château
C’est au cours d’une promenade à travers le village que nous avons découvert le château construit au pied du donjon par les Guicher, seigneurs de Château-Renault, qui étaient les vassaux des comtes de Blois. En 1066, un terrain situé au pied du château est donné à l’abbaye Saint-Julien de Tours pour y construire un bourg et une chapelle, qui seront érigés en paroisse sous le vocable de Saint-André en 1125.

Église Saint-André
Église Saint -André (sud)
L’actuelle église Saint-André fut consacrée le 28 mars 1562 à la suite de sa reconstruction. Comme beaucoup d’autres sites de cultes, l’édifice fut endommagé après la Révolution et en 1801 l’église est dite «inhabitable». Les vitraux étaient cassés et les cloches fondues. C’est pourquoi au plan architectural le bâtiment est plutôt hétéroclite, révélant des vestiges de différents styles et de différentes époques. Nous avons particulièrement apprécié ses ouvertures orientées vers le sud et toutes dotées de magnifiques vitraux réalisés par le maître-verrier Julien Léopold Lobin au cours du XIXe siècle. L’ensemble, par une journée ensoleillée, se transforme en une éblouissante oeuvre d’art. Malgré sa taille modeste, cette église nous a particulièrement impressionnés.

Sous l’appellation « Cité du cuir », Château-Renault est, à partir du premier tiers du XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe, l’un des principaux centres de la tannerie française, avec comme spécialité la fabrication du cuir à semelles tanné aux écorces de chêne. La ville s’est développée autour des usines implantées le long des rivières, dans une vallée située en contrebas du château.

Passée au stade industriel, la tannerie a façonné la ville autour de ses usines, cités, maisons et jardins ouvriers, commerces coopératifs, sociétés de secours mutuel et syndicats. Les tanneurs diffusent leurs produits en France et à l’étranger, et les nombreux prix reçus lors des expositions universelles témoignent de la qualité et de la reconnaissance des cuirs à semelles fabriqués à Château-Renault. La longue lignée des maîtres-tanneurs Peltereau sera marquée au tournant des XIXe et XXe siècles par la renommée internationale de Placide Peltereau, l’un des grands noms de la tannerie française. La ville comptait 16 tanneries en 1880, 9 en 1914, 7 en 1950, et 3 en 1970. La dernière usine à avoir cessé sa production est la société des Tanneries J. Hervé, en 1985. Les anciennes usines ont été pour plusieurs restaurées et transformées en musée, centre communautaire et bureaux. L’ensemble nous permet cependant de visuellement imaginer ce complexe en plein fonctionnement au milieu de ce bourg maintenant endormi.

C’est notre visite des alentours du château qui nous a fait découvrir le peintre André Bauchant, car on peut y voir des reproductions de tableaux sélectionnés pour leur lien thématique avec la ville de Château-Renault et pour leur représentativité dans l’œuvre du peintre. Les sérigraphies sont affichées sur la promenade. Les tableaux sélectionnés couvrent la période allant de 1918 à 1955.

C’est à son retour de la Première Guerre mondiale qu’il se consacrera à la peinture. En 1921, il expose neuf toiles au Salon d’Automne à Paris, au cours duquel le peintre Amédée Ozenfant et l’architecte Le Corbusier remarquent sa peinture naïve et poétique. En 1928 se tient sa première exposition personnelle, avec 75 toiles exposées à la galerie Jeanne Bucher à Paris. Cette même année, Serge de Diaghilev, le directeur des ballets russes, lui commande une maquette pour les décors de son ballet Apollon Musagète. André Bauchant a peint de grandes toiles mythologiques, historiques et religieuses, des portraits, des paysages, des fleurs et des fruits, des animaux et des oiseaux, des fruitiers. Sa peinture est exposée très rapidement dans le monde entier, mais c’est seulement en 1949 que la galerie Charpentier à Paris organise une grande exposition de 215 toiles. C’est la consécration et le début d’une reconnaissance internationale. Il est l’auteur de plus de 3000 toiles réparties dans des collections privées et publiques, notamment en France, en Allemagne ou au Japon.



On peut voir une collection de ses toiles au musée du Vieux-Château de Laval ainsi qu'à la fondation Dina Vierny, Musée Maillol, à Paris.

Un merci particulier à Pascal, un résident de Château-Renault, qui nous a fait découvrir sa ville.


vendredi 5 août 2016

Meung-sur-Loire et le Québec, une histoire partagée au XVIIIe - La collection Desjardins



Meung-sur-Loire, le 5 août 2016

Desjardins Philippe Jean Louis (1753-1833)
Depuis quelques jours, nous sommes de retour en France afin de récupérer notre Ulysse (pour les nouveaux lecteurs, Ulysse c'est notre camping-car). Notre point de chute est Meung-sur-Loire, une commune française située dans le département du Loiret en région Centre à quelques kilomètres d’Orléans et à 140 km au sud-ouest de Paris. Comme nous avons eu quelques jours de libres en attendant que se réalisent les travaux d’entretien périodique sur Ulysse, nous avons documenté un bout d’histoire commune entre Meung-sur-Loire et le Québec.

Comme bien d’autres en France, cette commune bénéficie d’un large passé historique. Déjà des occupations ont été signalées au mésolithique (période de l’âge de pierre située entre le paléolithique et le néolithique.). Un fortin gallo-romain fut implanté ici. Il fut détruit vers 408 par une horde de Vandales ou Alains qui l’auraient incendié, avant de traverser la Loire afin de poursuivre leur traversée de la Gaule romaine. Par la suite, saint Liphard, né à Orléans vers 477, redonna vie au village, asséchant les marécages et défrichant les bois, canalisant le système de rivières des Mauves, regroupant la population autour de son ermitage. Il y construit une chapelle, devenue monastère par la suite. Après sa mort en 565, une ville nouvelle grandit peu à peu autour de son tombeau. C’est un siècle plus tard qu’apparaît la première mention de la commune, sous sa forme latine, Magdunum.

En 1103, le roi Louis VI s'empare de la forteresse. Un an plus tard, les reliques de saint Liphard sont placées dans l'église. Le logis abbatial fortifié qui jouxte l'église est mis en construction durant le XIIe siècle. C’est alors le temps des grandes constructions, tour dressée contre le clocher par Manassès de Garlande, le château élevé à partir du XIIIe par un autre Manassès, qui dota aussi la ville d’un pont de pierre : elle gardera ce signe de puissance jusqu’à son effondrement aux alentours de 1500 (il ne sera reconstruit qu’en 1836). Également au XIIe siècle, l'église est rénovée dans le style gothique et Jeanne d'Arc vient s'y recueillir en 1429.

En 1857, 38 moulins possédaient leur « droit d'eau », c'est-à-dire l'autorisation administrative de fonctionner.

Collégiale Saint-Liphard de Meung-sur-Loire
Le château de Meung-sur-Loire est une ancienne résidence fortifiée.
Il a servi de résidence 
des évêques d'Orléans et de prison, dont François Villon fut le captif le plus célèbre.
Cependant, ce qui a particulièrement attiré notre attention n’est pas nécessairement l’histoire de la commune, ni ses bâtiments patrimoniaux tels que le château ou l’église, mais une histoire peu connue des Québécois, soit celle de la collection de peintures des Desjardins.

Philippe-Jean-Louis Desjardins, prêtre catholique et vicaire général, né le 6 juin 1753 à Messas à quelques kilomètres de la commune, fit ses études classiques au petit séminaire de Meung-sur-Loire et montra vite des aptitudes intellectuelles remarquables. En 1788, il fut nommé doyen du chapitre de Meung-sur-Loire et vicaire général d’Orléans. La révolution éclata et la Constitution civile du clergé supprima les titres et bénéfices ecclésiastiques. Desjardins se retira d’abord chez ses parents à Messas, puis à Bayeux, avec son frère Louis-Joseph (1766-1848), devenu prêtre. Lors des événements d’août 1792, les frères Desjardins ne voulurent pas attirer d’ennuis à leurs hôtes et décidèrent d’émigrer. À Londres, Philippe-Jean-Louis rencontra Mgr Jean-François de La Marche, évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui s’occupait justement de recruter des prêtres pour le Canada. Depuis la Conquête (1760), l’Église canadienne n’avait pu faire appel au clergé français. L’Angleterre ayant reçu environ 8 000 prêtres émigrés, la situation se trouvait changée et la porte du Canada ouverte. Mgr de La Marche nomma Desjardins chef de la mission chargée d’étudier les conditions de l’établissement dans le Haut et le Bas-Canada de prêtres français et, éventuellement, d’émigrés. 

David vainqueur de Goliath exécutée par
l’artiste Pierre Puget (1620-1694)
Musée de la civilisation,
collection du Séminaire de Québec.
Apparemment à cause de graves ennuis de santé, il dut se résoudre à rentrer en France à l’occasion de la paix d’Amiens en 1802. Desjardins alla d’abord servir à titre de curé de Meung-sur-Loire, puis comme vicaire général d’Orléans, pour revenir assez vite à Paris en qualité de secrétaire auprès de la légation romaine. Peu après, il profite d'«occasions» dont il ne dévoile pas les sources pour acheter des tableaux qu'il espère revendre rapidement et avec profit dans le Bas-Canada. Il n'avait cependant pas prévu les conséquences du Blocus continental ni la police napoléonienne qui l'accuse de complot, à cause d'un échange avec Edward Augustus, duc de Kent, le garde prisonnier de 1810 à 1813. Il doit attendre 1816 pour réaliser son projet, et acheminer par la voie du ministre plénipotentiaire de France aux États-Unis, Hyde de Neuville, une première cargaison de 120 tableaux vers l'Amérique. De New York, ceux-ci transitent par le poste de douanes de Saint-Jean avant d'arriver à Québec à la fin de février 1817. Le second envoi de 60 œuvres accompagne les bagages de Mgr Joseph-Octave Plessis en 1820 lors de son retour d'Europe.

Les tableaux Desjardins formaient un ensemble assez disparate d'œuvres de l'École française des XVIIe et XVIIIe, auxquelles se joignaient celles des écoles italienne et hollandaise. Ils représentaient néanmoins une vue en coupe, un échantillonnage du talent de ces époques et de ces pays et du goût français, en particulier pour la peinture religieuse.

Philippe-Jean- Louis Desjardins décéda le 21 octobre 1833 à Paris.

De l’avis de Laurier Lacroix ( professeur retraité, Ph.D. Histoire de l'art, Université Laval) dans un article publié dans la revue «Cap aux Diamants» en 1989 ; les tableaux Desjardins sont considérés comme peu importants dans le contexte politique français de la fin du XVIII siècle, ils deviennent au Québec, dans un milieu attaché aux valeurs de l'Ancien Régime et privé d'œuvres picturales valables, la stimulation nécessaire à l'origine de plusieurs carrières artistiques. Ils favorisent en outre le développement de la peinture d'histoire au XIXe siècle et forment la base d'une véritable collection, celle de Joseph Légaré, acquise par le Séminaire de Québec en 1874.

Pour référence:
Dictionnaire biographique du Canada, Volume VI (1821-1835).
La revue CAP-AUX-DIAMANTS, Vol 5, no 3. Automne 1989.
L'abbé Philippe Desjardins, un grand ami du Canada, 1753-1833 par Jacqueline Lefebvre, Société historique de Québec, 1983 (Cahiers d'Histoire no.34).
Le fonds de tableaux Desjardins : nature et influence / Lacroix, Laurier, 1947.



samedi 27 février 2016

Agadir à Marrakech

Marrakech, Bab Er-Robb, XIIe siècle
Depuis le 14 février, le temps a subitement changé. La pluie tant attendue par les agriculteurs est arrivée depuis le nord. Mais avec la pluie, il y a eu également la neige dans les montagnes et un refroidissement général des températures. Évidemment, nous avons contracté une grippe carabinée qui nous a immobilisés pendant presque deux semaines. C’est pourquoi nous avons décidé de nous poser tout ce temps en bord de mer, de profiter de la montagne toute proche et de remettre à une autre année, au printemps, notre périple dans l’Atlas enneigé. Après tout, nous sommes ici pour fuir l’hiver québécois et non pas pour chausser nos skis!

Notre visa de tourisme de 90 jours venant bientôt à terme, il est temps de reprendre la route vers le nord. C’est pourquoi nous nous sommes dirigés vers Marrakech en début de semaine en longeant les montagnes enneigées de l’Atlas.
Un paysage majestueux mêlant le blanc des sommets au gris, ocre et rouge des montagnes sur fonds vert des fertiles vallées traversées. Ces images nous ont laissé une impression de force et de puissance de la nature comme nous en avons rarement ressenti. La ville de Marrakech est posée sur un plateau à distance raisonnable de ces montagnes qui ont continué à nous offrir une vue éblouissante pendant tout notre séjour dans cette ville. Nous nous sommes installés dans un camping sur la route de l’Ourika qui fut l’oeuvre d’un Québécois décédé subitement il y a deux ou trois ans.

Marrakech

Marrakech est avant tout une ville touristique. On y retrouve vraiment tous les contrastes du Maroc. À la fois, tradition, histoire, modernité, richesse et pauvreté s’y mêlent allègrement.

Place Jemaa el-Fna au matin
Contrairement aux touristes qui arrivent par avion du continent européen pour y prendre des vacances de quelques jours dans les magnifiques hôtels et golfs de la région, nous avons la chance de pouvoir nous mêler à la population locale dans les transports en commun et dans les souks des villages environnants. Cela nous permet de mieux estimer la valeur de la vie quotidienne des résidents, leurs préoccupations et leur manière de vivre en société.

Les souks
Autant il est exécrable de se promener dans les souks touristiques du centre de la ville avec l’insistance des boutiquiers, la sollicitation incessante des vendeurs ambulants de babioles, des quémandeurs de tout acabit, la fourberie des chauffeurs de taxi,  l’indiscipline des conducteurs de vélo, de moto et de voiture, autant il peut être agréable de discuter avec la dame retournant dans son village dans la vallée de l’Ourika ou avec l’étudiant se rendant à ses cours à l’Université.

Marrakech c’est aussi une ville historique dotée de plusieurs monuments architecturaux, assez difficile à repérer. Habituellement localisés au milieu d’un fouillis de ruelles occupées par des milliers de boutiquiers, il faut vraiment avoir le sens de l’orientation, car les panneaux indicateurs sont quasi inexistants. Faisant preuve de beaucoup de détermination, avec quelques renseignements recueillis auprès des boutiquiers en échange d’une visite de leur petit local, nous avons réussi à trouver quelques splendeurs cachées derrière de hauts murs.

Mosquée La Koutoubia

La construction de la mosquée Koutoubia ou mosquée des libraires commença sous la dynastie berbère des Almoravides en 1120. Elle fut profondément remaniée à partir de 1162 sous le calife Almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, et devint l'un des édifices les plus caractéristiques de ce style. Son nom vient du fait qu'elle se situait dans le souk des marchands de manuscrits.

Ses 17 nefs, soutenues par de nombreux piliers blancs, abritent l'une des plus vastes salles de prière de l'Occident musulman (90 × 60 m) pouvant accueillir jusqu'à vingt mille fidèles. Le bâtiment a été restauré dans l'esprit du monument original en 1990.


Madrasa Ben Youssef

La grande cour
Ce fut la plus vaste école coranique du Maghreb. Fondée au XIVe siècle, elle fut entièrement restaurée et agrandie en 1564. L'école pouvait accueillir et loger 900 étudiants dans 150 petites cellules où ils devaient s'empiler pour dormir. Les salles d'étude et de prière sont magnifiquement décorées de fines colonnes de marbres et de décorations sculptées dans le bois de cèdre et dans le stuc dans le plus pur style mauresque.
Porte d'une cellule d'étudiants
Gravure sur stuc
Porte d'une cellule d'étudiants


Mausolées Saadiens

Les tombeaux Saadiens datent de l'époque du sultan Ahmed al-Mansur Saadi (1578-1603). Ces tombeaux furent découverts que vers 1917, puis restaurés par le service des Beaux-Arts.

Le mausolée abrite les corps d'une soixantaine de Saadiens, dont Al-Mansour, ses successeurs et sa famille. L'édifice est composé de trois salles. Le mausolée le plus prestigieux est la salle des douze colonnes. Cette salle abrite la tombe du sultan-fils Ahmed El Mansour. Sa coupole en bois de cèdre ouvragé, et les stucs sont finement travaillés, les sépultures y sont en marbre de Carrare. Ce mausolée constitue un très bel exemple de l'art décoratif hispano-mauresque.

À l'extérieur se trouvent les tombes des soldats et serviteurs et un jardin de la nécropole.


Palais de la Bahia


Chantal sur fond de zellige
Les jardins
Premiers vitraux du Maghreb
Le palais de la Bahia (palais de la belle, de la brillante) est un palais du XIXe siècle de près de huit hectares. Le palais est constitué d'environ 150 pièces richement décorées de moucharabiehs (dispositif de ventilation naturelle forcée ), de marbre, de sculptures et peintures sur bois de hêtre et de cèdre, de stuc, de zellige ( mosaïque dont les éléments, appelés tesselles, sont des morceaux de carreaux de faïence colorés), des premiers vitraux du Maghreb. Ces pièces abritées dans des bâtiments hétéroclites, sans ordre établi, organisé autour de nombreux patios (jardin islamique) verdoyants et rafraîchissants plantés d'orangers, de bananiers, de cyprès, d'hibiscus et de jasmins et irrigué par des khettaras (un qanat est un ouvrage destiné à la captation d'une nappe d'eau souterraine et l'adduction d'eau vers l'extérieur).

Lors de notre visite, le palais était orné de nombreuses pièces d'art contemporain exposées dans le cadre de la biennale de Marrakech.

Palais Dar Mnebhi

Œuvre de Mehdi M'nebhi, ministre de la guerre, à l'époque du Sultan Moulay Abdelazize, le palais Dar Mnebhi a été construit entre 1894 et 1908.


Ce palais expose élégamment le mélange des cultures orientales et occidentales, grâce aux multiples voyages en Europe et aux nombreuses influences artistiques de son créateur. Aujourd'hui, il abrite le musée d'art contemporain et du patrimoine traditionnel de Marrakech depuis sa restauration à la fin des années 1990 par le collectionneur Omar Benjelloun.




La maison Tiskiwin


Le Musée Tiskiwin a été fondé par Bert Flint, qui est né en 1931 aux Pays-Bas où il a fait ses études en langue et littérature espagnoles à l’Université d’Utrecht.

Une visite à l’Alhambra de Grenade a éveillé en lui un vif intérêt pour l’Histoire de l’Espagne musulmane et la civilisation d’Al Andalous.    - Lors de son premier voyage au Maroc en 1954, il a pu voir que l’architecture et la décoration intérieure de nombreuses demeures privées dans les villes anciennes de ce pays se rattachent à la même tradition artistique que celle qui a inspiré l’art de l’Alhambra. Plus étonnant pour lui a été de constater que les habitants de ces maisons mènent une vie dans laquelle la quête quotidienne de la beauté dans la présentation et de l’élégance dans le geste paraît le but même de l’existence.

La tradition andalouse comme elle est encore vécue au Maroc s’est révélée alors à Flint comme un modèle de vie et il a décidé de s’installer à Marrakech (1957) afin de s’initier dans les différents aspects de cette tradition citadine si parfaite. Paradoxalement, cependant, ce sont les manifestations visuelles et musicales du monde rural marocain qui ont progressivement retenu son attention et qui ont finalement exercé une telle attraction sur sa sensibilité artistique qu’il s’est converti, d’un amoureux nostalgique de la tradition citadine héritée d’Al Andalous, en défenseur passionné de la culture rurale marocaine. Dans plusieurs aspects de celle-ci, il a reconnu les liens profonds qui unissent le Maroc au monde saharien et au continent africain.

Pour  mieux comprendre ces liens, il a concentré ses recherches, ces dernières années, sur la culture matérielle des populations de  la diaspora saharienne en s’appuyant sur des objets de sa collection personnelle qui englobe tout le nord ouest-africain et qui concerne plus spécialement le domaine de l’art de la parure.

Le circuit de l'exposition est organisé comme un voyage allant de Marrakech à Tombouctou. Le Sahara n’est pas ce désert vide que l’on imagine, il a ses habitants et possède même plusieurs foyers actifs de culture et d’art dont l’origine remonte à la préhistoire. D’autre part, il est vrai que la désertification a amené plusieurs peuples à abandonner l’espace saharien proprement dit pour des régions périphériques au sud et au nord du Sahara. Ces peuples de la diaspora, établis dans les pays du Sahel et du Maghreb, sont restés attachés à la grande tradition saharienne dans le domaine de l’art de la parure et ils s’y expriment avec autant d’éclat et de raffinement que ceux qui habitent encore le Sahara.

Nous avons eu la chance de croiser monsieur Flint, maintenant âgé de 85 ans,  à la fin de notre visite. Il a fait don de son Riad et de ses collections à une fondation administrée par l'université de Rabat. Plusieurs tapis de sa collection ont été donnés au musée berbère des Jardins de Majorelle.

Les jardins de Majorelle et Musée berbère

Vue sur le jardin
En 1919, le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) s'installe dans la médina de Marrakech (durant le protectorat français au Maroc) dont il tombe amoureux.

En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech, au nord-ouest de la médina, et en 1931, il fait construire par l'architecte Paul Sinoir sa villa style architecture mauresque / art déco d’une étonnante modernité, inspirée de l'architecte Le Corbusier. Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d'artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.

Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d'un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d'un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d'art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d'espèces rares qu'il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès ... et orné de fontaines, bassins, jets d'eau, jarres en céramique, allées, pergolas ...

Le bleu Majorelle
En 1937 l'artiste crée le bleu Majorelle, un bleu outremer / cobalt à la fois intense et clair dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu'il ouvre au public en 1947.

À la suite d'un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l'abandon durant plusieurs années.

Le mausolée Yves Saint Laurent
Yves Saint Laurent et Pierre Bergé découvrent le Jardin Majorelle en 1966, au cours de leur premier séjour à Marrakech : « nous fûmes séduits par cette oasis où les couleurs de Matisse se mêlent à celles de la nature ». Ils achètent le jardin Majorelle en 1980; ce sera la troisième acquisition du couple dans la ville de Marrakech. Les nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, et entreprennent d’importants travaux de restauration du jardin pour « faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ». L’atelier du peintre est transformé en un musée berbère ouvert au public et dans lequel la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est exposée.

Disparu le 1er juin 2008 à Paris, les cendres d'Yves Saint Laurent sont dispersées dans la roseraie de la villa Oasis et un mémorial, composé d’une colonne romaine ramenée de Tanger posée sur un socle où une plaque porte son nom. Le 3 décembre 2011, le musée berbère est inauguré au rez-de-chaussée de la villa.

Chronique camping-car

Chantal et sa coiffeuse allemande sur un camping à Taghazout.
Voyager pendant de longs mois exige une certaine discipline. Cela est encore plus vrai lorsque l'on voyage à bord de son autocaravane. Il faut savoir identifier les ressources disponibles le long de sa route et saisir toutes les occasions utiles. C'est ce qu'a fait Chantal à quelques reprises au cours du présent voyage.

samedi 26 septembre 2015

Maintenant l'Espagne - San Sebastian et Bilbao

Nous avons profité du bord de mer à Anglet pendant quelques jours. Le temps ayant alterné entre magnifique soleil et coup de vents accompagnés de pluies importantes. Quel plaisir de respirer l’air marin à pleins poumons!

C’est donc un peu à regret que nous avons quitté Anglet, pour nous diriger vers l’Espagne en début de semaine.

San Sebastian

Premier arrêt à San Sebastian, exceptionnel centre balnéaire situé autour d’une baie magnifique protégée de la houle de l’Atlantique par de petites îles situées à proximité. Cette magnifique ville a atteint sa renommée à la fin du XIXe siècle lorsque la reine Marie Christine de Hasbourg y fit construire sa résidence d’été. Encore aujourd’hui, l’aristocratie espagnole y séjourne, à preuve les nombreuses boutiques de luxe établies dans le quartier commerciale. Un lieu vraiment magique qui donne le goût de s’y établir.

Quel contraste avec le côté français du Pays basque ! Outre la langue, tout y est différent.
L’architecture, l’aménagement urbain et les habitudes de la vie quotidienne. Ici nous déjeunons à 15h et dînons à 22h.

Nous avons été charmés par le cadre du paysage maritime entouré de montagnes, l’aménagement urbain et surtout de la verdure omniprésente et de la propreté des rues et des lieux publics. De plus, à cette époque de l’année nous avons eu droit au tapis rouge du festival des films du monde qui se tient chaque année depuis 1953.

Des pistes cyclables sont aménagées le long des principales artères et un service de transport en commun efficace est disponible commodément. L’aire de camping-car étant à proximité de l’université, il a été très facile de joindre le centre de la ville et le quartier historique avec les nombreux circuits d’autobus offerts à proximité. De plus, nous y sommes retournés en marchant trois kilomètres, dont la principale partie du trajet se réalise sur la magnifique promenade de marbre surplombant la baie. Il est aisé d’imaginer le décor un peu victorien à l’époque de la reine Marie Christine de Hasbourg. L'architecture moderne y a également pris racine, principalement dans le quartier universitaire.. Quelle belle ville!


Nous reprenons la route en direction de Bilbao. La ville étant située le long de cours d’eau au creux de falaises élevées, notre GPS nous a conduits dans la montagne à la recherche de l’aire de camping-car où passer la nuit. Quelle surprise de découvrir le magnifique panorama surplombant la ville offert à partir de l’aire municipale, mi-urbaine, mi-campagne ! Sûrement un des plus  beaux emplacements que nous ayons eu la chance de fréquenter jusqu’à maintenant, et ce, malgré son prix surprenant (15 euros).

Bilbao

Ancienne gare de trains
Bilbao c’est avant tout le musée Guggenheim, mais pas seulement. L’autobus qui nous a amenés au centre-ville depuis les montagnes nous a laissés au bord de la rivière juste à l’entrée de la vieille ville. Les bords de rivières aménagés en large promenade nous ont conduits jusqu’au musée situé dans la partie moderne de la ville. Au plan architectural, c’est vraiment hors du commun. En fait, le bâtiment n’est que courbes et reflets de la lumière sur des panneaux semblables au titane. De l’intérieur, son immense atrium de verre nous laisse découvrir chacun des étages et chacune des salles reliées entre elles par des passerelles créant ainsi une atmosphère de fourmilière.

Des oeuvres permanentes appartenant à la fondation Guggenheim (New York, Venise et Bilbao) sont exposées autour du bâtiment. Les oeuvres proposées  en exposition temporaire cette année sont celles de Jeff Koons et de Jean-Michel Basquia, deux artistes américains.

Cependant, Bilbao c’est aussi ce contraste entre l’ancien et le moderne. Une vieille ville débordant d’activités avec ses ruelles aux maisons dotées de galeries couvertes et de bars à tapas appelées «pintxos» au Pays basque et une cité ultramoderne avec ses édifices de verre à l’architecture originale et son tram sillonnant autant la partie moderne, le centre commerçant que les abords de la veille ville. Une ville grouillante, bruyante et dont la majorité de la population habite les collines environnantes. Peut-être en raison des trop grands contrastes, il nous est très difficile de qualifier cette ville de belle. Elle est plutôt surprenante.

Art moderne et contemporain


Au risque de créer la controverse au sein de mes lecteurs, je dois cependant dire que les expositions Koons et Basquia que nous avons visitées au musée Guggenheim ne nous ont pas enthousiasmées malgré leur gigantisme et le cadre dans lequel elles se tiennent.

Il faut dire que j’ai toujours eu énormément de réserves concernant cette forme d’art. Je respecte ceux et celles qui s’enthousiasment à la vue de graffitis ou de Mickey Mouse en verre, qui atteignent des prix inimaginables sur les marchés de New York ou de Venise, mais je n’arrive pas à m’ouvrir à cet aspect de deuxième ou troisième niveau qui donnerait son vrai sens à ces oeuvres, même avec un audioguide explicatif.

Je continue à penser que le succès de ces artistes est attribuable à une certaine faction de la société qui a la capacité de débourser des millions en misant sur la plus-value éventuelle de l’artiste et d’une autre faction, qui aspirant à la richesse et au pouvoir, porte une attention déraisonné à ces artistes qui deviennent des vedettes de la chose.

Je sais que l’on me traitera de passéiste, mais je préfère consacrer mon temps à l’étude et à la contemplation des oeuvres anciennes et conventionnelles  nécessitant un talent et une maîtrise du dessein et de la couleur, depuis le XIIe jusqu’à maintenant.

Carnet camping-car

Voyager en camping-car nécessite une certaine discipline et surtout de consacrer du temps à la logistique. Entretien du véhicule, vidange et plein d’eau, épicerie, cuisine, planification des étapes, recherche des aires de stationnement, sont autant d’activités requérant temps et efforts. C’est pourquoi nous nous donnons deux conditions essentielles pour apprécier cette forme de voyage. La première, c’est d’avoir le temps. Si nous n’avions que trois semaines de vacances avec un itinéraire et un programme de visites chargé, la partie consacrée à la logistique serait sans doute un fardeau. Pour notre part, comme nous voyageons à long terme, nous réservons des poses (des vacances de vacances!) nous permettant de réaliser les tâches d’entretien obligatoire et de prendre du repos nécessaire à la suite de plusieurs jours de déplacement et de visites de villes et de lieux historiques nécessitant la plupart du temps beaucoup de marche. J’ai entre autres toujours considéré la visite de musées comme un sport quasi extrême pour les jambes, les pieds et le dos.

À très bientôt.

mercredi 28 décembre 2011

Noël au XIXe siècle

Cette semaine j'ai découvert le «Village Québécois d'antan» de Drummondville au Québec à l'occasion d'un concert chorale donné à l'intérieur de l'église de bois St-Frédérik. Pendant la période des fêtes, le village se transforme en un immense décor de Noël. Les bâtiments prennent des allures de pain de sucre. Pas moins de sept maisons sont transformées en boutique offrant des produits de la région. Impossible de ne pas se rappeler des scènes d'antan en se promenant sur la rue principale du village à bord de la carriole tirée par deux magnifiques chevaux. Quel calme!

mercredi 5 mai 2010

La Floride autrement - Vizcaya, Miami, Floride

La Villa Vizcaya est un édifice construit dans le style d'une villa nord-italienne du XVIe siècle. Il est localisé à Coconut Grove près du centre de Miami en Floride aux États-Unis. Le bâtiment a été réalisé comme résidence d'hiver pour l'homme d'affaires James Deering.

Le terrain s'étendait à l'origine sur 72,8 hectares et devait accueillir une habitation principale, différents jardins et un village entier au service de la propriété. La maison principale fut construite entre 1914 et 1916 tandis que la construction des jardins se prolongea jusque dans les années 1920. Les matériaux de construction parfois originaires d'Europe (pour garder le style original) étaient parfois difficiles à trouver à cause de la Première Guerre mondiale. Le bâtiment combine ainsi du marbre d'Europe et des pierres calcaires de Floride. Les plantes du jardin italien ont été choisies pour pouvoir résister aux conditions climatiques tropicales de la région. L'architecte des bâtiments du projet était F. Burrall Hoffman tandis que les jardins furent imaginés par l'architecte paysagiste Diego Suarez. L'habitation ressemble ainsi à la Villa Rezzonico située à Bassano del Grappa.
Deering vécut dans la villa Vizcaya de 1916 jusqu'à sa mort en 1925. En 1945, les descendants de Deering offrirent une partie des terres à l'archidiocèse de St. Augustine et à un hôpital. Le terrain comprenait toutefois encore la maison principale, une partie des jardins et le village. Ceux-ci furent vendus au comté de Miami-Dade.
La villa Vizcaya fut ouverte au public en 1953 en tant que « Dade County Art Museum ». En 1994, elle fut classée en tant que National Historic Landmark. Elle fut ensuite renommée en « Vizcaya Museum and Gardens ». Le terrain s'étend aujourd'hui sur 20 hectares et accueille un jardin botanique. Le musée contient 70 pièces décorées d'objets datant du XVe siècle au XIXe siècle.
En 2004, le comté de Miami a alloué près de 50 millions de dollars pour restaurer la villa Vizcaya. La beauté de la maison est toutefois menacée suite au développement urbanistique autour de celle-ci. (source: Wikipedia)

J’ai visité cette résidence et réalisé ce clip vidéo en avril 2010.

dimanche 24 janvier 2010

La Floride autrement - Castillo San Marco

Le Castillo de San Marcos situé à l’entrée nord de la ville de St.Augustine a été édifié par les Espagnols, il s'agit du plus ancien fort construit aux États-Unis (1672-1695).

jeudi 31 décembre 2009

Voyage en Afghanistan

L'Afghanistan a été de tout temps un carrefour de civilisations, un lieu qui a jadis réuni des individus d'un large éventail de cultures en raison de sa situation géographique. Située au coeur de l'Asie centrale, de la Chine, du sous-continent indien et du Moyen-Orient, la région est une voie naturelle entre l'Est et l'Ouest. Pendant des millénaires, elle s'est trouvé directement et inévitablement sur la route des bâtisseurs d'empires, des conquérants, des commerçants, des pèlerins, des missionnaires et des tribus nomades.

Le musée canadien des civilisations présente jusqu'au 28 mars 2010 l'exposition «Afghanistan, les trésors retrouvés». Cette exposition dévoile des trésors qui ont miraculeusement survécu à la guerre et au chaos en Afghanistan. On craignait que ces objets remarquables du Musée national de Kaboul aient été volés ou détruits. Mais ils ont été audacieusement cachés par un groupe de courageux Afghans… et redécouverts 20 ans plus tard. J'ai visité cette exposition le 30 décembre. La qualité des artefacts en exposition est exceptionnelle. Voici une excellente occasion de mieux comprendre les origines de la société afghane et de l'importance stratégique de ce pays depuis des millénaires. Il faut prévoir un minimum de deuxs bonnes heures pour bien apprécier l'exposition qui est très bien documentée.

 

Pour en savoir plus

samedi 26 décembre 2009

Voyage au Nunavik


Ayant vécu deux ans au Nunavik dans les années 90, la nouvelle initiative du Musée virtuel canadien de rendre disponibles de superbes images de ce territoire et de ce peuple si attachant, a attiré mon attention. À la fois membre à part entière du territoire québécois et canadien, mais aussi si distinct dans sa culture et si loin des grands centres urbains, ce peuple et ce territoire ce doivent d'être découverts par les résidents du Sud.
Voir le site du Musée virtuel canadien.

samedi 7 mars 2009

Musée McCord, Montréal - Norman Bethune, le voyageur humanitaire


Au cours des années 90, j’ai voyagé en République populaire de Chine afin de faire la promotion de projets d’hôpitaux universitaires en partenariat avec certaines universités chinoises. C’est au cours de ces rencontres que j’ai découvert la notoriété de Norman Bethune et le grand respect qu’on lui portait. J’ai par la suite lu sa biographie et c’est ainsi que j’ai découvert l’ampleur de son implication dans la guerre civile espagnole et par la suite lors de la guerre sino-japonaise peu avant la deuxième Grande Guerre.
Ainsi, lorsque le musée McCord annonça une exposition de photographies portant sur un hommage de l’intervention du Dr Bethune pendant la Guerre d’Espagne , je décidai de m’y rendre.
Lire la suite ici : Musée McCord, Montréal

dimanche 15 février 2009

Musée Redpath, Montréal - Sur les traces de Charles Darwin

Le but de ma première visite au musée d’histoire naturelle Redpath situé en plein coeur du campus de l’université McGill à Montréal était, à l’occasion de son 200e anniversaire de naissance (12 février 1809), de voir une lettre signée de la main de Charles Darwin. Qu’elle fut  ma surprise, en poussant l’immense porte d’entrée en chêne,  d’être plongé en plein décor de l’époque darwinienne. Tout d’abord, l’architecture extérieure du musée inauguré en 1882 impressionne par son allure de temple grec et son fronton en façade support épar d’immenses colonnes de pierre.
Vous pouvez lire la suite ici: Musée Redpath