jeudi 1 juin 2017

Milano, Certosa di Pavia, Lago del Garda

Milan


Devant l’impossibilité de trouver une aire de camping-car ou même un camping à proximité de Milan, nous nous sommes résolus à nous arrêter dans une aire de camping-car aménagée par la commune de Saronna au nord de la ville. De là, nous avons pu rejoindre le centre de Milan en train. Il s’agit sûrement de la meilleure formule, car nous avons réalisé qu’il était à peu près impossible de circuler au centre-ville dont de nombreuses rues sont piétonnières ou réservées aux trams.

Chantal et sa Ferrari via Napoleone
La dernière mode en matière de sac
C’est notre première visite dans cette ville et nous avions hâte de voir cette capitale de la mode et du luxe. Pour le luxe, il faut arpenter la via Napoleone. Toutes les grandes marques et les plus prestigieux designers y ont pignon sur rue. Sortez vos bourses, car il n’y a que du beau et du cher ici! C’est quand même beau le cher, n’est-ce pas?

Bon, une fois cette rue et ce quartier arpentés dans tous les sens, nous avons découvert la Galleria Victoria Emmanuel, son immense verrière et ses superbes mosaïques. Un magnifique temple de la consommation élevé avec le plus grand style au XIXe. Mais, nous n’avions encore rien vu dans le domaine de la beauté artistique jusqu’à ce que nous soyons devant la cathédrale construite entièrement de marbre blanc, éblouissant au soleil d’après-midi.

Là, nous sommes tombés sur le c…. Nous en avons vu de nombreux et prestigieux édifices religieux depuis que nous écumons les routes d’Europe, mais cette fois-ci nous avons été sidérés par la beauté de cette façade semblable à de la dentelle blanche parsemée de nombreuses et immenses statues sculptées dans la pierre. Malgré la foule et la chaleur, nous y avons passé un très long moment admiratif. La beauté n’a sûrement pas été inventée au XXIe siècle!

La Scala
Parmi nos sujets de prédilection pour Milan il y avait évidemment la Scala, le temple mondialement renommé de l’art lyrique. Un peu décevant ce bâtiment carré et austère. Rien à voir avec ce qui s’y produit à l’intérieur.


Parmi les nombreuses offres muséales de la ville, nous avons choisi de visiter la Pinacoteca di Brera située dans le charmant quartier du même nom. Nous y étions un dimanche et un marché d’antiquaires s’y tenait le long des petites rues moyenâgeuses à travers les terrasses des bars et des petits restaurants. Un vrai charme. Adossé au «Palazzo» qui héberge le musée, se trouve un jardin botanique qui sert de laboratoire à l’université et qui accueille les promeneurs. Quelle belle surprise de découvrir ce havre de tranquillité où la science botanique côtoie la beauté des fleurs!

Murale monastère San Maurizio
Nous n’avons pu résister à la tentation de visiter l’église du monastère San Maurizio  de style renaissance, couverte de fresques et dont le cloître accueillait un concert de piano. Quelle belle manière de relaxer en cette fin d’après-midi au centre d’une grande ville!

Portail église San Ambrogio
Finalement, nos derniers pas nous ont permis de découvrir l’église San Ambrogio, fondée par Saint Ambroise au 4e siècle. Le temple est de style roman, construit entièrement de briques rouges et possède un gigantesque portique couvert de fresques.

Nous voulions visiter cette ville depuis longtemps et nous ne l’avons vraiment pas regretté, même si les aménagements pour accueillir les campings-caristes sont inexistants.

Camping-car


L’aire de Saronna est située dans un quartier industriel un peu à l’écart de la ville. Il faut compter un kilomètre pour atteindre la gare. À notre grande surprise, nous avons reçu la visite d’un préposé de la mairie qui nous a remis des informations sur sa ville et incroyable, une petite bouteille d’Amareto qui est la boisson locale. Viva Italia!

Certosa de Pavia


La chartreuse de Pavie était rangée dans un coin de ma mémoire depuis toujours. Le problème c’est que je ne sais pas pourquoi! Alors, lorsque j’ai vu ce nom de Certova de Pavia sur notre itinéraire, j’ai décidé de m’y arrêter en convainquant Chantal que nous allions sûrement y découvrir quelque chose d’un peu spécial, sans savoir quoi!

Spécial en effet, ce lieu situé au milieu des terres agricoles et dont l’accès est pour le moins discret. Est-ce ouvert au public? Après avoir marché quelques centaines de mètres, nous traversons un portique sans rencontrer âme qui vive. Finalement, nous découvrons une fantastique façade d’église sculptée. Ce monastère cistercien des XVe et XVIe siècles de style gothique est particulier, car il a été construit par de riches familles lombardes pour accueillir un maximum de 24 moines. Chacun disposait d’une maisonnette surplombée d’un clocheton et annexe à un petit jardin privé devant favoriser la réflexion. L’ensemble de ces maisonnettes est arrangé autour d’un magnifique cloître. Encore une surprise au milieu de la campagne lombarde. Il est quand même étrange que l’accès au site soit complètement en friche et que certains bâtiments juste avant le portique d’accès soient à l’abandon. Personne n’a pu nous renseigner.

Camping-car


Juste en face de la Chartreuse, à quelques centaines de mètres, une aire de camping-car avec services a été aménagée.

Le lac de Garde


En route pour Vérone nous avons fait un arrêt à Peschiera del Garda aux abords du magnifique lac de Garde. Ce lac a des airs de lac Léman en Suisse avec sa belle promenade aménagée depuis le village. À l’époque romaine, une via importante passait par ce village, ce qui donnait accès au commerce avec les peuples situés au nord. C’est sans doute pourquoi au travers des ruelles commerçantes on trouve encore aujourd’hui des vestiges de maisons romaines.

Camping-car

Une aire de camping-car avec services est située au centre du village. De nombreux campings bordent le lac. Avec la carte ACSI hors saison, le coût est quasi le même.

jeudi 25 mai 2017

Surprise à Turin



La Mole Antonelliana 
À peine 35 km de parcourus depuis Susa lorsque nous arrivons à Turin. Une magnifique aire de camping-car aménagée par la ville en bordure du tram qui nous amène au coeur du centre historique en 40 minutes nous attend.

La ville fut la première capitale de l’Italie en 1861 pour un court laps de temps et c’est exactement ce que nous pouvons ressentir en débarquant du tram no. 4 en plein coeur du centre historique de la ville. Turin fut également la ville hôte des Jeux olympiques d’hiver de 2006. Ces événements ont contribué à donner à Turin un renouveau de modernité dans un cadre historique datant principalement du XVIIIe.


Ici également, les Romains y ont laissé de nombreux vestiges. 

Porte romaine construite vers 25 av. J.-C.

Les résidences royales sont partout dans la ville et autour. Élevées principalement entre le XVIe et le XVIIIe par la dynastie des Savoie. Le palais royal dominant une magnifique place recouverte de marbre blanc est aujourd’hui occupé par des musées.



Impossible d’éviter le sujet de la religion à Turin avec ses nombreux temples catholiques, juifs, orthodoxes, etc. La cathédrale de Turin héberge le célèbre Saint Suaire. Il s’agit, selon la tradition, du linceul (4,41 m x 1,13 m) ayant recouvert le corps du Christ après sa descente de la croix. Il n’existe pas encore de preuve formelle concernant l’authenticité de ce fait, malgré que des millions de fidèles se déplacent pour voir le coffre dans lequel le linceul est déposé.

Via Po

Vue artistique de la Via Po, fin XIXe
Le fleuve, le Pô, traverse la ville. Pour s’y rendre à partir du palais royal, un large boulevard bordé de de maisons à arcades hébergeant de nombreux commerces, bars et restaurants a été créé de toute pièce, fin XVIIe début XVIIIe. Depuis ce temps, la population de Turin et les touristes s’y promènent allègrement.

Nous hésitions à nous arrêter à Turin, considérée pendant longtemps comme une ville industrielle (FIAT) sans beaucoup d’intérêt. Nous aurions fait une erreur! Encore une fois, ne jamais se fier aux impressions d’autrui, mais bien se construire ses propres souvenirs. C’est ce que nous vous proposons.

mardi 23 mai 2017

De la France à l'Italie

Nous sommes en route pour la Croatie. Les étapes nous réservent toujours de belles surprises. La preuve en est, ce groupe de Québécois rencontrés dans une marina fluviale à Briare dans le Loiret. Comment ne pas remarquer la pénichette portant le nom d’«ô…Québec» et portant fièrement les drapeaux québécois et canadien? Un bref échange nous a permis d’apprendre de ces sympathiques compatriotes qu’ils s’étaient portés acquéreurs de ce vaisseau un peu fatigué et qu’ils avaient entrepris une remise à niveau avant de poursuivre leur découverte du grandiose réseau de canaux traversant la France et l’Europe de l’est à l’ouest et du nord au sud. Bon vent à vous!

Tenant compte des récentes températures, il a neigé récemment en altitude, nous avons choisi de traverser les Alpes par un col de moyenne importance afin de déboucher du côté italien dans la vallée d’Aosta à proximité de Turin. Après avoir dû rebrousser de chemin en raison de la fermeture temporaire d’un col en direction de Briançon, nous avons pris la route Napoléon jusqu’à Gap où nous avons fait escale. La route de Gap à Briançon contourne le parc des Écrins dans un décor magnifique, particulièrement en cette journée ensoleillée. Puis, nous avons grimpé jusqu’au col de Montgenèvre à 1850 mètres d’altitude. La station de ski étant fermée et les sports d’été n’ayant pas commencé, le site était pour le moins désert. Nous passons la frontière italienne pour redescendre vers la vallée d’Aosta et nous arrêter dans la petite ville de Susa.

Susa, Italie


Cette belle petite ville regorge d’histoire puisque située au carrefour de deux routes menant à la France. Nous avons décidé d’y faire halte pour une journée supplémentaire afin d’en faire la découverte.
Porte de Savoie, fin du 3e siècle
La cathédrale adossée à un campanile de style roman
datant de 1027-29 et agrandie dans ses formes gothiques au XIVe.
Les Romains y ont également laissé quelques vestiges.
Arc d’Auguste (an 9-8 av J.C.)
Aqueduc (4e siècle apr. J.-C.)
Amphithéâtre (1e - 2e siècle apr. J.-C.)


L’église Saint-François (XIIIe) avec ses magnifiques fresques.

Difficile de quitter cette petite ville entourée de pics enneigés et nous offrant à chaque regard un paysage de carte postale.


mardi 9 mai 2017

De retour à nos itinérances européennes - Poitiers

Ça y est, nous sommes de retour en Europe. Le temps est passablement maussade et les températures sont sous la normale depuis notre arrivée. Après avoir récupéré notre camping-car, une petite cure de jouvence s'imposait. C'est pourquoi nous nous sommes rendus à Poitiers où nous avons trouvé une société qui pouvait faire un travail d'étanchéité du plancher de la douche en entretien préventif. Nous en avons profité afin de visiter la ville au pays du Futuroscope.

Le centre de la vieille ville se situe sur un monticule d'une cinquantaine de mètres, dominant un cours d'eau d'un côté, le Clain et une petite rivière de l'autre, la Boivre. Comme plusieurs autres villes de France, le site était déjà occupé par les Celtes lors de l'arrivée des Romains à l'époque de César. Dès les débuts de la chrétienté, des communautés s'installent à Poitiers, dont Radegonde qui deviendra sainte Radegonde et qui fera l'objet d'un culte tel que les pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle feront étape à Poitiers. L'histoire de la ville au Moyen-Âge est partie intégrante de l'histoire de la région et de l'histoire de France. Au XIVe siècle, elle sera anglaise pendant quelques années avant d'être à nouveau libérée. Plusieurs édifices religieux et laïques témoignent de son histoire.

Notre-Dame-de-la-Grande


C'est sa façade méticuleusement sculptée et restaurée qui donne toute sa splendeur à cette église de style roman datant des XIe et XIIe. D'imposantes colonnes aux chapiteaux magnifiquement sculptés et une coupole peinte rehaussent le coeur du bâtiment. Quelques vestiges de la polychromie originale de la façade nous laissent imaginer ce que pouvait être le temple au Moyen-Âge. En résumé, un bâtiment remarquable qui nous a fascinés.
Le coeur - Patrick Despoix —
Travail personnel, CC BY-SA 4.0
Pour en savoir plus sur Notre-Dame-de-la-Grande et son histoire, cliquez ici.

La cathédrale Saint-Pierre


Ce bâtiment de style gothique a été construit au début du  XIIe siècle en remplacement d'une cathédrale de style roman qui fut sans doute détruite lors d'un feu qui ravagea la ville en 1018. On y célébra le mariage d'Éléonore d'Aquitaine et de Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre en 1152. Les guerres de religion et la révolution lui ont porté un dur coup qui transparaît encore aujourd'hui malgré les nombreuses restaurations depuis le XIXe toujours en cours. D'ailleurs, de magnifiques peintures réalisées entre 1260 et 1300 ont été mises à jour récemment sous des badigeonnages blancs effectués après la révolution. Dépourvu de la majorité de ses attributs, l'édifice est austère et froid. Malgré son statut de cathédrale, le bâtiment n'est sûrement pas le plus intéressant de la ville à nos yeux.

Pour en savoir plus sur la cathédrale Saint-Pierre et son histoire, cliquez ici.

Le baptistère Saint-Jean

Ce bâtiment de pierre datant du Ve siècle était dédié aux baptêmes. Sa piscine baptismale octogonale marque le coeur de ce petit édifice qui abrite également un ensemble de peintures murales romanes et gothiques. Il s'agit d'un des plus vieux édifices chrétiens toujours debout en Europe. À l'origine construit sur le site d'une piscine baptismale d'une maison antique, le premier bâtiment fut remanié à de nombreuses reprises au cours des siècles et est parvenu jusqu'à nos jours grâce à son sauvetage in extremis par la Société des antiquaires de l'Ouest en 1834.

Pour en savoir plus sur le baptistère Saint-Jean et son histoire, cliquez ici.

L'église Sainte-Radegonde


L'église mêle architecture romane et gothique et abrite le tombeau de Sainte-Radegonde. Radegonde était reine du peuple franc et épouse du roi Clotaire Ier. Elle avait créé à Poitiers la première abbaye féminine de Gaule, l'abbaye Sainte-Croix au VIe siècle. On peut voir son tombeau dans la crypte ouverte de l'église. 

Nous avons particulièrement apprécié les têtes de chapiteaux du coeur.
Par Codex — Travail personnel
CC BY-SA 3.0,
Par Codex — Travail personnel
CC BY-SA 3.0
Pour en savoir plus sur Radegonde reine des francs, cliquez ici et pour en savoir plus sur l'église Sainte Radegonde, cliquez ici.

L'église Saint-Porchaire


Lithographie du XIXe
Implantées au milieu des rues commerçantes de la vieille ville, nous avons retenu de notre visite de ce monument  le fait qu'en 1431, la cloche de l'Université  de Poitiers a été installée dans le clocher de l'église et y est toujours. Cette cloche avait pour fonction d’annoncer les assemblées de la toute nouvelle université.

Pour en savoir plus sur l'église Saint-Porchaire et son histoire, cliquez ici.


Camping-car

L'aire de camping-car du Futuroscope est idéalement située pour visiter la région. Il faut cependant noter qu'il est quasiment impossible de stationner notre véhicule à proximité du centre historique de la ville.

Si vous devez faire réparer votre bac de douche qui est craquelé, nous vous recommandons la société  Liner Concept à Poitiers. Ils utilisent un concept unique en France à l'aide d'un produit importé des États-Unis. Leur travail est garanti pour la vie du véhicule. L'accueil est très sympathique et le patron nous a même prêté un véhicule pour la journée nécessaire à la pause du produit. C'est dispendieux, mais le travail est fait professionnellement.






mardi 18 avril 2017

Le monde et soi, une réflexion.

Voyager à l'étranger peut être déstabilisant et insécurisant pour plusieurs d'entre nous. Voyager peut être aussi l'occasion de réfléchir sur soi et notre relation avec le monde. C'est un peu ce que propose l'écrivain Pico Iyer dans cette conférence TED.



lundi 13 février 2017

L'hiver, Nicolas Bouvier et les autres

Nicolas Bouvier
Cette nuit, il est tombé 25 cm de nouvelle neige à Montréal. Les routes et les trottoirs sont encombrés. Nous annulons tous nos rendez-vous et nous nous replongeons dans nos vieux classiques du voyage. Bien sûr, Nicolas Bouvier refait surface de notre bibliothèque. C'est le temps de préparer notre nouvelle saison de voyage avec un peu d'inspiration.

Nicolas Bouvier était un écrivain voyageur suisse, né en 1929 et décédé en 1998.  En juin 1953, il part en Fiat Topolino avec son ami, le peintre Thierry Vernet, de Belgrade à Kaboul, à travers la Yougoslavie, la Turquie, l'Iran et le Pakistan. Cette première partie du voyage est racontée dans «L'usage du monde», un livre devenu culte. Il enchaîne de la Turquie aux Îles d'Aran au large de l'Irlande, l'Inde, Ceylan (aujourd'hui le Sri Lanka) et le Japon. Ces pérégrinations nourrissent son désir d'écriture dès 1968.

Voici plusieurs documents audio et vidéo pour en apprendre plus sur ce grand voyageur. Des heures de plaisir et de réflexion sur le voyage et le voyageur.

Dans le cadre du Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, en public au Palais du Grand Large pour explorer l’œuvre de l'écrivain Nicolas Bouvier, France Culture a capté quatre entrevues que vous pouvez entendre ci-dessous.

⇨Qui était cet écrivain voyageur, curieux insatiable ? Premier volet biographique avec l’historien et biographe François Laut.



⇨Illustration et analyse d'une œuvre inspirante et sensible avec Nadine Laporte, fervente admiratrice de Nicolas Bouvier.



⇨Témoignage de l’écrivain et journaliste littéraire Gilles Lapouge, qui a connu Nicolas Bouvier en tant que pilier historique du festival «Étonnants Voyageurs».



⇨Sont réunis l'écrivaine Catherine Poulain, grande lauréate du Festival, l’écrivain David Lefèvre, ayant réalisé un long voyage itinérant de l’Irlande à la Suisse qui donna naissance à l’essai «Dans le sillage genevois remontant à ses sources» et l’auteur Christian Garcin, auteur notamment de «l’Intranquilité heureuse», lettre à Nicolas Bouvier dans l’Almanach des voyageurs aux éditions Magellan en 2012.



 ⇨Entrevue avec Nicolas Bouvier le 5 mars 1996 à Carouge en Suisse.



⇨En 1963, Nicolas Bouvier publie «L'Usage du monde», récit de son voyage à travers l'Europe de l'Est et l'Asie Centrale. Il répond sur le plateau de l'émission littéraire A livre ouvert aux questions de Maurice Huelin de la Radio Télévision Suisse.



Quelques livres écrits par Nicolas Bouvier :

  • L'Usage du monde, 1963, Payot poche, 1992 (ISBN 222889401X)
  • Japon, éditions Rencontre - L'Atlas des Voyages, Lausanne, 1967 GB648-B45
  • Chronique japonaise, 1975, éditions Payot, 1989 (ISBN 2228894001)
  • Le Poisson-scorpion, 1982, éditions Gallimard, Folio, 1996 (ISBN 2070394956)
  • Journal d'Aran et d'autres lieux, éditions Payot, 1990 (ISBN 2228894060)
  • L'Art populaire en Suisse, éditions Zoé 1991, (ISBN 2881823750)
  • Le Hibou et la baleine, éditions Zoé, Genève, 1993 (ISBN 2881824773)
  • Les Chemins du Halla-San, éditions Zoé, Genève, 1994 (ISBN 2881822169)
  • Comment va l'écriture ce matin ?, éditions Slatkine, Genève, 1996 (ISBN 978-2051015233)
  • Routes et déroutes, entretiens avec Irène Liechtenstein-Fall, Éditions Métropolis, 1997 (ISBN 2883400547)
  • La Chambre rouge et autres textes, éditions Métropolis, 1998 (ISBN 978-2883400795)
  • Le Dehors et le Dedans, éditions Zoé, Genève, 1998 (ISBN 288182319X)
  • Entre errance et éternité, éditions Zoé, Genève, 1998 (ISBN 978-2881823305)
  • Une orchidée qu'on appela vanille, éditions Métropolis, Genève, 1998, (ISBN 2883400601)
  • Dans la vapeur blanche du soleil : les photographies de Nicolas Bouvier ; Nicolas Bouvier ; Thierry Vernet ; Pierre Starobinski ; Éditeur : Genève : Zoe, 1999. (OCLC 42629321) (ISBN 978-2881823589)

Olivier BARROT présente un coffret de trois récits de voyage de Nicolas BOUVIER : "Chroniques Japonaise" ; "L'usage du monde" ; "Le journal d'Aran et autres lieux".


Nicolas Bouvier : Chroniques Japonaises, L... par ina


dimanche 22 janvier 2017

METEO - Un outil formidable pour les voyageurs


L'application web Ventusky a été développée par InMeteo, en collaboration avec Marek Mojzík et Martin Prantl. L’entreprise tchèque de météorologie basée à Pilsen se spécialise sur la prévision météorologique et la visualisation des données météorologiques. Cette application affiche clairement les données météorologiques (température, vents, courants, pluie, enneigement, etc.) pour n'importe quel endroit du monde.

N'hésitez pas à l'ajouter à vos outils de voyage.

lundi 16 janvier 2017

Panama


Enfant, dans mon imaginaire de futur voyageur, le Panama m’est depuis toujours apparu comme un pays d’aventures exotique. De mes cours de géographie j’avais retenu que l’isthme de Panama était une étroite bande de terre se trouvant entre la mer des Caraïbes et l'océan Pacifique, reliant l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord. C’était également la terre d’un grand projet initié par le Français Ferdinand de Lesseps qui devait se terminer en catastrophe financière et devait être complété par une société américaine.

Plus récemment dans l’histoire, ce fut aussi le théâtre en 1989 d’une brève invasion américaine qui se traduisit par l’emprisonnement du général Noriéga qui dirigeait le pays, pour trafic de drogue. Encore plus récemment, le Panama fut le  théâtre du scandale des «Panama Papers» où furent révélés plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés «offshore» ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés.

Il fallait absolument que nous allions faire une petite virée dans ce pays.

Panama City

La ville (au fond), le canal et le pont des Amériques (à droite)
«cliquez sur la photo pour l'agrandir»
Les hôtels
Le quartier des affaires
C'est vu du ciel que nous découvrons cette cité aux allures de Manhattan avec ses nombreux gratte-ciel. Comme nous l'aura révélé le scandale des «Panama Papers», cette ville est devenue un centre financier majeur pour l'Amérique latine, mais également pour le monde entier. Cependant, si nous souhaitons voir dans les gratte-ciel une preuve de richesse nationale il faut garder les yeux en l'air. Dès que le regard redescend dans la rue, on constate que le développement de la ville n'a pas bénéficié à tous. Il est cependant heureux de constater que de nombreux travaux publics sont en voie de réalisation afin d'améliorer l'environnement urbain le long de la magnifique baie qui borde la ville.
La ville d'en bas

Un magnifique bâtiment restauré
de la vieille ville
Au quartier des affaires et des hôtels de luxe, nous avons préféré le «Casco Viejo». Ce quartier historique ayant conservé ses bâtiments coloniaux est en cours de restauration. De nombreux bâtiments ont déjà recouvré leur air de jeunesse, mais il reste beaucoup à faire encore. Partout de petites boutiques de spécialités, des galeries d'art, des antiquaires et de nombreux restaurants. Il est très agréable de s'y promener à la découverte de l'architecture rappelant souvent la vieille Espagne avec ses balcons décorés de fer forgé artistiquement réalisé.



Les ruines du couvent des Jésuites
La cathédrale en restauration, Place de l'Indépendance.

Le canal

Les écluses de Miraflores
Le canal de Panama relie le golfe de Panama, dans l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et à l’Atlantique. Le concept d’un canal à Panama remonte au début du XVIe siècle où une des premières représentations iconographiques du canal est indiquée sur la carte des Conseils du missionnaire breton Michel Le Nobletz vers 1630. La première tentative de construction ne commença qu'en 1880, sous l’impulsion française de Ferdinand de Lesseps, grâce une collecte de fonds à la Bourse de Paris. Un excellent article détaillé sur Wikipédia permettra à ceux que cela intéresse d'en apprendre plus sur le projet de Ferdinand de Lesseps. Après l'échec de cette tentative, le travail fut terminé par les États-Unis sous la direction de G.W. Goethals, et le canal ouvrit le 15 août 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune, aux glissements de terrain. Le nombre de travailleurs qui périrent de maladie durant la construction a été évalué à plusieurs milliers. Nous avons d'ailleurs vu des cimetières français où sont enterrées ces personnes.

Les États-Unis ont remis la propriété du canal au gouvernement panaméen en 1999, celui-ci en tirant une large part de ses revenus. Des travaux gigantesques d'élargissement du canal et l'ajout d'écluses ont été inaugurés en juin 2016.

Pour les amateurs, il est possible de se procurer des titres d'emprunt obligataire à lots de 1888 de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama chez un antiquaire du quartier «Casco Viejo» tenant boutique à proximité des ruines du couvent des Jésuites.


Le peuple Kuna

Les Kunas ou Cunas sont un groupe ethnique amérindien du Panama et du nord de la Colombie bénéficiant d'un régime d'autonomie territoriale. Les kunas des îles San Blas sont une vingtaine de milliers, disposant de la citoyenneté panaméenne.

Nous les avons croisés dans le quartier «Casco Viejo» où ils vendent des objets traditionnels et artisanaux à proximité de la Place de France construite pour honorer les ingénieurs français qui ont participé à la construction du canal.



L'autre Panama - celui des plages

Playa blanca
Le Panama est également un pays de nature et de plages. Les plus belles plages se situent sur la côte pacifique, particulièrement dans le golfe de Panama à quelque deux heures de Panama City par la route panaméricaine. Il faut faire l'expérience de la circulation à la sortie de la grande ville en fin d'après-midi en direction des plages. Un véritable rodéo!

Il ne fait pas toujours beau au Panama.




jeudi 29 décembre 2016

Victor, le géographe et le voyageur n'est plus!

Celui qui m'aura fasciné pendant de nombreuses années avec son émission «Le dessous des cartes» diffusée sur Arte et captée au Québec sur TV5 est décédé subitement le 28 décembre. Cette émission préparée et animée par Jean-Christophe Victor est un bijou de précision et d'information sur les grands enjeux géopolitiques actuels, futurs et passés. Un trésor d'information pour quiconque comme moi fait du voyage et de la découverte du monde une passion.

Décédé à l'âge de 69 ans (né en 1947), Jean-Christophe était le fils du célèbre explorateur polaire, Paul-Émile Victor. Son assiduité et la qualité de son travail nous manqueront.

Condoléances à sa famille et à ses collègues.

dimanche 25 décembre 2016

Bientôt 2017

Ce sera bientôt 2017. Nous avons la tête pleine de projets. Nous avons hâte de partager nos découvertes. En attendant, nous vous souhaitons la meilleure des années, paix, santé et bonheur.